Des mineures vendues par leurs parents pour participer à des cambriolages

Des mineures vendues par leurs parents pour participer à des cambriolages

Publié le :

Vendredi 16 Mars 2018 - 06:39

Mise à jour :

Vendredi 16 Mars 2018 - 06:42
© ROMAIN LAFABREGUE / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un important réseau de cambrioleurs qui sévissait depuis des mois sur tout l’arc méditerranéen a été démantelé. Ce dernier "employait" des adolescentes achetées plusieurs dizaines de milliers d'euros à leurs parents.

C'est un trafic particulièrement macabre et un réseau de cambrioleurs que les gendarmes du Gard ont réussi à démanteler. Sept personnes ont été mises en examen et écrouées mercredi 14 et jeudi 15 à Nîmes. Elles soupçonnées d’avoir exploité des adolescents, qui auraient commis dans tout l’arc méditerranéen quelque 1.500 cambriolages au cours des derniers mois. Détail sordide, les jeunes filles avaient été vendues par leurs parents aux membres de ce réseau pour des sommes allant de 40.000 à 80.000 euros.

Des enfants contraints de "commettre 10 cambriolages par jour. Ils devaient effectuer un quota, sinon ils ne rentraient pas dans le camp. Tous les matins, ils étaient déposés dans un quartier, dans une ville ou un village différent et ils sonnaient aux portes. Si personne ne répondait, ils rentraient dans les maisons et dévalisaient l’or, l’argent, les bijoux", a fait Laurent Rougès, patron de la compagnie de gendarmerie de Vauvert à Objectif Gard.

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L'enquête a débuté avec l'arrestation d'une petite main lors d'un flagrant délit de vol survenu le 21 septembre dernier à Vergèze. Les gendarmes de la brigade de recherches de Vauvert ont ensuite réussi à remonter jusqu'au patriarche, issu de la communauté serbe, situé en région parisienne. En janvier dernier, des gens du voyage aux Angles avaient également été interpellés. Et, le 12 mars, 11 personnes ont été interpellés en Ile-de-France.

Lors des perquisitions plus de 430 bijoux et objets volés avaient été retrouvés (2kg d'or) et 150.000 euros en espèce. Le chef du réseau centralisait le butin en région parisienne et l'écoulait après en Belgique.

Une information judiciaire pour "vol aggravé, association de malfaiteurs et traite des êtres humains" est ouverte auprès d'une juge d'instruction à Nîmes.

 

Les adolescentes étaient achetées plusieurs dizaines de milliers d'euros à leurs parents.

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