Dordogne: du sang de porc et une tête de cochon retrouvés sur le chantier d'une mosquée

Dordogne: du sang de porc et une tête de cochon retrouvés sur le chantier d'une mosquée

Publié le :

Lundi 25 Mars 2019 - 16:20

Mise à jour :

Lundi 25 Mars 2019 - 16:25
© DENIS CHARLET / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Le chantier de la mosquée de Bergerac a été dégradé dans la nuit de dimanche 24 à lundi 25. Les murs ont été en partie recouverts de sang de porc et une tête du même animal a été retrouvée quelques mètres plus loin.

Le préfet de la Dordogne a dénoncé et condamné "fermement ces actes qui portent atteinte à la liberté de conscience et d'expression des cultes et sont contraires aux principes de laïcité". Du sang de porc et une tête de cochon ont été découverts sur le chantier d'une mosquée à Bergerac ce lundi matin.

"Ils ont mis plein de sang, de cochon je pense, sur les murs. Ils ont accroché une tête de cochon sur la porte. On est bouleversés, choqués", a fait savoir Abdel Kader Abdénouri, membre de l'association culturelle de Bergerac, qui construit la mosquée sur la rive droite de la ville, auprès de France Bleu. Et d'ajouter: "La façade, elle est rouge de sang. À l'intérieur et à l'extérieur. C'est vraiment une profanation, une menace. C'est une provocation". La découverte de cet acte a provoqué émotion et indignation dans la communauté des fidèles.

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Le sous-préfet s'est rendu sur place et une plainte a été déposée. Une enquête est ouverte et confiée aux hommes de la police de Bergerac.

Le maire de Bergerac a fait part de sa consternation auprès de la radio, dénonçant "des actes lamentables, minables et odieux". Et d'ajouter: "Je ne dis pas qu'il y a un lien entre les deux, mais ce week-end, il y a eu une campagne d'affichage d'un petit groupuscule d'extrême-droite sur le thème «Bergerac, ville du Périgord, pas de l'Islam»".

Selon le bilan publié en février par le ministère de l’Intérieur, le nombre d’actes antimusulmans (ayant donné lieu à une plainte) en France a baissé en 2018, passant de 121 à 100, pour tomber à son plus bas niveau depuis 2010. L’Observatoire national contre l’islamophobie (instance appartenant au CFCM) conteste les chiffres des actes antimusulmans, estimant qu’ils ne "reflètent pas la réalité" du fait des réticences à porter plainte. De son côté, le CCIF, qui se base sur les déclarations d’actes islamophobes signalés auprès de sa propre plateforme d’appel, a relevé une hausse de 52 % en 2018 par rapport à 2017, avec 676 actes.

Voir:

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Le chantier de la mosquée de Bergerac a été dégradé avec du sang de porc dans la nuit de dimanche 24 à lundi 25.


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