Etats-Unis: deux condamnés à mort échappent à leur exécution à la dernière minute

Etats-Unis: deux condamnés à mort échappent à leur exécution à la dernière minute

Publié le :

Vendredi 23 Février 2018 - 18:50

Mise à jour :

Vendredi 23 Février 2018 - 18:51
© CAROLINE GROUSSAIN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Jeudi, deux hommes qui devaient être exécutés dans deux Etats différents ont échappé à la sentence. L'un a été gracié, l'autre était dans un état physique tel que l'injection létale était devenue impossible.

La coïncidence était rare: jeudi 22, trois condamnés à mort devaient être exécutés aux Etats-Unis dans trois Etats différents. Et par deux coups du sort, deux de ces hommes promis à la mort ont échappé à leur exécution in extremis.

L'une de ces histoires, au moins est belle: il s'agit de celle de Bart Whitaker, 38 ans, dans le couloir de la mort au Texas pour avoir commandité en 2003 le meurtre de toute sa famille dans le but de récupérer un héritage.

Peu après les faits, le père, Kent, avait décidé alors qu'il était sur son lit d'hôpital ayant survécu à la tuerie (alors que le reste de la famille avait été abattue) de pardonner à son fils. Depuis le père n'a cessé de demander aux autorités texanes de gracier son enfant qui était la dernière famille qui lui restait… même s'il avait essayé de le tuer.

Trente minutes avant l'injection létale, la nouvelle est tombée: le gouverneur du Texas, le républicain Greg Abbott a décidé de commuer la peine de mort en prison à perpétuité. C'est la première fois en plus de dix ans qu'un condamné est gracié dans cet Etat. Bart Whitaker finira sa vie en prison et son père pourra continuer à lui rendre visite, comme il le souhaitait.

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L'autre "miracle" est lui plus sombre. Dans l'Alabama, l'exécution de Doyle Hamm a été suspendue alors qu'elle était en cours. Mais l'injection létale était tout simplement impossible, faute de pouvoir placer le cathéter pour la perfusion mortelle. Doyle Hamm, emprisonné depuis plus de 30 ans pour avoir abattu en 1987 l'employé d'un motel lors d'un braquage souffre d'un cancer du cerveau et du système lymphatique. La maladie a affaibli son réseau veineux à un niveau tel qu'il ne pouvait tout simplement pas recevoir d'injection létale. Ses avocats ont demandé jusqu'au bout que l'exécution soit suspendue pour raisons de santé, sans succès. Mais sur la table, les agents pénitentiaires ont essayé pendant plusieurs heures d'installer le cathéter dans une jambe ou un pied, sans y parvenir. La procédure a donc été suspendue.

Pas de coup de théâtre de dernière minute par contre pour Eric Scott Branch en Floride. L'homme avait violé puis tué en 1993 une étudiante et ses avocats ont essayé jusqu'au dernier jour de demander la clémence des autorités arguant que leur client n'avait que 21 ans au moment des faits. La grâce a été refusé et le condamné, lui, a bel et bien été exécuté.

Les deux hommes ont échappé à la peine de mort le jour prévu de l'exécution.


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