Gilets jaunes: la famille de l'octogénaire morte à Marseille porte plainte

Gilets jaunes: la famille de l'octogénaire morte à Marseille porte plainte

Publié le :

Lundi 15 Avril 2019 - 09:48

Mise à jour :

Lundi 15 Avril 2019 - 09:58
© GERARD JULIEN / AFP
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La rédaction de France-Soir

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Selon BFMTV, une plainte va être déposée par la famille de Zineb Redouane, une femme de 80 ans morte lors d'une opération consécutive à l'explosion d'une grenade incpacitante dans son appartement. Les faits s'étaient déroulés en marge de la manifestation des Gilets jaunes à Marseille le 1er décembre.

Trois mois après les faits, la famille a décidé de passer à l’action sur le plan judiciaire. Les proches de Zineb Redouane, cette femme morte le 2 décembre à Marseille en marge d’un cortège des Gilets jaunes survenu la veille après avoir été blessé à son domicile par une grenade lacrymogène, ont décidé de porter plainte pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" selon une information de BFMTV.

Si l’octogénaire n’est pas morte stricto sensu de sa blessure occasionnée par la grenade, le but pour la famille est de montrer que cet acte –pour lequel une enquête de l’IGPN est en cours– a été le déclencheur des événements qui ont amené au décès de leur parente.

Le 1er décembre 2018, l’octogénaire va à sa fenêtre pour fermer le volet de son appartement du quatrième étage du centre-ville de Marseille. Elle cherche à se protéger des émanations de lacrymogènes. C’est en se mettant à sa fenêtre qu’elle aurait été atteinte par des éclats de grenade.

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Gravement blessée, elle est transportée à l’hôpital et doit être opérée malgré les dangers de l’anesthésie, la vieille dame étant considérée comme à "haut risque". La malheureuse décèdera sur la table d’opération.

La famille estime donc que si Zineb Redouane n’avait pas été blessée, elle n’aurait pas dû être opérée et ne serait donc pas morte. Le décès résulterait donc bien du tir de la grenade.

Le 2 mars dernier, la justice avait déjà ouvert une information judiciaire pour recherche des causes de la mort et l’enquête est toujours en cours. Le  2 avril, la fille de la victime a écrit au président de la République une lettre intitulée La vraie sagesse c’est d’interdire les armes.

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La victime était morte après avoir été blessée par une grenade lacrymogène.


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