Millas: face à la colère des familles, le responsable de la cellule d'urgence répond

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 25 décembre 2017 - 17:50
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Des élèves du collège Christian Bourquin devant les portes de l'établissement, le 18 décembre 2017 à
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Face aux critiques de certaines familles des victimes de l'accident de Millas, le responsable de la cellule d'urgence a réagi.
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Suite au drame de Millas, les familles de certaines victimes ont estimé que la prise en charge était presque inexistante. Au micro de France Bleu Roussillon ce lundi, le responsable de la cellule d'urgence a tenu à répondre aux critiques.

Ils sont en colère et l'ont fait savoir. Suite au drame de Millas, les familles de certaines victimes ont estimé que la prise en charge était presque inexistante, affirmant que les autorités n'avaient pas fait preuve d'une grande compassion à leur égard lorsqu'elles leur ont annoncé la nouvelle. Les parents d'un des enfants ont même exigé des excuses du gouvernement.

Suite à ces critiques, Philippe Banyols (le responsable de la cellule d'urgence) a tenu à réagir ce lundi 25 au micro de France Bleu Roussillon"Dix spécialistes du post-traumatisme, formés, étaient sur place. Il y avait des psychiatres, des infirmiers, des cadres de santé, des psychologues. Ce sont tous des gens expérimentés: un grand nombre d’entre eux étaient intervenus après les attentats de Nice", a-t-il expliqué.

Voir: Accident mortel à Millas, le témoignage déchirant de l'oncle d'une victime

L'homme, qui lui n'était pas présent après le drame, a reconnu que la prise en charge aurait pu connaître quelques ratés, affirmant toutefois qu'ils avaient fait le maximum. "Je pense que mon équipe était accessible, je suis même sûre qu'elle l'était. La situation était absolument terrible: sans doute que tout n'a pas été parfait, parce que c'est un accident d'une telle envergure qu'il n'est pas possible d'organiser les choses parfaitement".

A lire aussi - Saint-Féliu-d'Avall: enterrement de quatre collégiens tués dans la collision de Millas

"Y a-t-il eu quelques accidents de communications ? Je n'en sais rien, mais en tout cas, il y avait, disponibles, des ressources qui étaient là pour recevoir et ce sont des personnes qui ont de l'expérience", a-t-il ajouté précisant qu'il n'avait pas encore le "recul nécessaire" pour constater des erreurs.

Plus d'une semaine après le drame, l'émotion se fait toujours sentir à Millas (Pyrénées-Orientales). Le 14 décembre dernier, un bus scolaire avait été percuté par un TER à un passage à niveau, faisant six morts. Il s'agit d'un des accidents les plus graves impliquant un transport d'enfants depuis le drame de Beaune (Côte-d'Or) en 1982 (53 morts dont 44 enfants). L'enquête en cours cherche à déterminer si les barrières étaient baissées lorsque le bus s'est engagé sur le passage à niveau. 

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