Pau: la police refuse d'enregistrer la plainte d'un SDF violemment agressé

Pau: la police refuse d'enregistrer la plainte d'un SDF violemment agressé

Publié le :

Vendredi 02 Mars 2018 - 10:12

Mise à jour :

Vendredi 02 Mars 2018 - 10:21
Un sans-abri de Pau, agressé dans la rue, a été refoulé à quatre reprises du commissariat où il comptait porter plainte dimanche dernier. Les motifs évoqués par les policiers étaient pour le moins surprenants
© JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est un déchainement de violence physique qui s'est abattu sur "Kip", du surnom d'un sans-abri de Pau, samedi 24. Après les coups, a suivi l'humiliation et la violence administrative. En effet, la police a refusé par quatre fois de prendre la plainte de la victime, pour des prétextes pour le moins surprenants.

Selon France Bleu Béarn qui révèle l'information, Kip a été gratuitement agressé par un autre homme très violemment, près des Halles de Pau. Assis sur le sol, la victime a reçu un coup de pied à la tête puis de nombreux autres coups alors qu'il se trouvait au sol. L’agresseur a ensuite jeté ses deux sacs au milieu de la rue avant de lui lancer des canettes de bière.

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Kip se présente au commissariat de Pau le dimanche 25 à 7h30 du matin mais le bureau des plaintes n'est pas encore ouvert, il est donc congédié. Il se représente alors vers 8h dans l'espoir de voir enfin sa plainte enregistrée. Nouveau refus d'une fonctionnaire de police qui lui explique qu'elle ne peut rien faire sans certificat médical malgré son œil poché.

Lors de sa troisième tentative, Kip assure avoir au moins deux témoins de son agression. Le fonctionnaire de police lui demande alors l'identité de son agresseur, ce qu'il ignore. Nouveau refus de dépôt de plainte, car dans ce cas là "on ne peut rien faire" lui assure le policier. Même motif de refus la quatrième fois.

Brigitte Pommereau, cheffe départementale de la police, a reconnu auprès de France Bleu Béarn qu’il s’agissait d’un "loupé des services". Finalement Kip est invité à se présenter au commissariat ce vendredi 2 au matin pour une plainte en bonne et due forme et une enquête à la hauteur de la violence subie par cet homme.

 

La cheffe départementale de la police a reconnu qu’il s’agissait d’un "loupé des services".


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