Professeur décapité : les enseignants dénoncent l'atteinte intolérable à leur vocation

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Professeur décapité : les enseignants dénoncent l'atteinte intolérable à leur vocation

Publié le 19/10/2020 à 14:35 - Mise à jour à 14:43
BERTRAND GUAY / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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Les professeurs des écoles, des collèges et des lycées se retrouvent dans un état de sidération totale après le drame de Conflans Sainte Honorine. Les questions se multiplient, et la mobilisation se généralise.

La décapitation d’un professeur d’Histoire Géographie, le vendredi 16 octobre à Conflans Sainte Honorine, a suscité l’indignation et la mobilisation de tous les citoyens, de toute la classe politique et plus encore de tout le corps enseignant.

Comme le rappelait le Président de la République, Emmanuel Macron, :

"Il n'y a pas de hasard, si ce soir c'est un enseignant que ce terroriste a abattu (…)

C’est la République, qui est alors attaquée, et les enseignants en ont pleinement pris conscience. Ils ont la lourde tâche d’enseigner et de développer le sens critique de leurs élèves.

Des enseignants mobilisés pour dénoncer une atteinte intolérable à leur vocation

Les professeurs de toutes les matières soulignent que c’est une attaque directe à leur mission, et qu’en cela, cette abomination est encore plus intolérable. Les caricatures de Mahomet n’ont été qu’un « prétexte », alors même que les caricatures existent depuis le Moyen-Âge en France. S’appuyer sur celles-ci pour accompagner les élèves dans leur formation de citoyen apparait alors naturel et même indispensable.

Bien que l’heure soit à la « sidération totale » des enseignants, des voix s’élèvent déjà pour appeler l’Etat à ses responsabilités. Et les autorités publiques sont la cible de critiques sévères du corps professoral, qui estime avoir « été abandonné ». Interrogé par les journalistes de France 24, un professeur d’Histoire-Géographie résume parfaitement ce constat en s’interrogeant :  

"Notre métier est déjà difficile, mais il faut aller au-delà de cette peur, redoubler d'efforts, car notre mission est de leur faire comprendre le monde"

Après cette période de deuil et de consternation, il faudra bien réfléchir aux mesures à adopter pour que ces enseignants puissent continuer à exercer leur mission dans les meilleures conditions. Et cela passera nécessairement par une réhabilitation de l’indispensable climat de confiance

Auteur(s): FranceSoir


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