Il filmait sous les jupes de ses employées, il est renvoyé et risque la prison

Il filmait sous les jupes de ses employées, il est renvoyé et risque la prison

Publié le :

Lundi 27 Novembre 2017 - 12:45

Mise à jour :

Lundi 27 Novembre 2017 - 13:01
© TOSHIFUMI KITAMURA / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un homme de 47 ans a été jugé, vendredi à Marseille, pour avoir filmé sous les jupes de ses employées à l'aide d'une petite caméra. Ancien directeur d’une agence d’aide aux demandeurs d’emplois, il risque quatre mois de prison avec sursis.

Le verdict sera rendu prochainement. Un homme de 47 ans a été jugé, vendredi 24 à Marseille, pour avoir filmé sous les jupes de ses employées à l'aide d'une petite caméra. Licencié, il risque également de la prison avec sursis.

D'après les premiers éléments recueillis, le prévenu, qui était directeur d’une agence d’aide aux demandeurs d’emplois, avait placé l'appareil entre des boîtes d'archives. Et pour parvenir à ses fins, il avait orienté l'objectif de manière à ce qu'il filme sous les jupes de deux de ses employées. Un stratagème qui lui a permis d'enregistrer plus de 53 minutes de ces plans.

Mais rapidement, son petit manège a pris fin et le quadragénaire s'est très vite retrouvé dans le box des accusés. Lors du procès, les employées ont décrit un homme "qui faisait sans cesse des remarques" sur leurs tenues tout en précisant qu'il leur évoquait régulièrement sa préférence pour les "talons hauts" et les "jupes courtes".

Mais de son côté, le prévenu a nié avoir eu l'intention de filmer l'intimité de ses salariées. Selon son avocate, Me Louise Straboni, il n'avait pas "d'intention malsaine", évoquant cependant une "maladresse" et un "zèle excessif". Pour elle, "on ne peut pas dire qu’il est le pervers décrit".

Pour rappel, le fait, au moyen d'un procédé quelconque, de porter volontairement atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui est puni d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende (source Legifrance). Dans le cadre de cette affaire, le procureur Brigitte Lanfranchi, citée par La Provence, a requis quatre mois de prison avec sursis à son encontre estimant qu'il ne s'agissait pas d'un "hasard" si la caméra était "installée de cette façon". Son jugement sera connu le 22 décembre prochain.

L'homme, qui filmait sous les jupes de ses employées, risque quatre mois de prison avec sursis.


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