Aide aux personnes âgées : la France manque cruellement de bras

Aide aux personnes âgées : la France manque cruellement de bras

Publié le 25/06/2020 à 12:15 - Mise à jour à 13:51
© Thierry Zoccolan / AFP/Archives
PARTAGER :

Auteur(s): FranceSoir

-A +A
Notre pays fait partie des mauvais élèves de l’OCDE, avec un nombre de professionnels inférieur à la moyenne dans le secteur de l’aide à la personne âgée.
 
L’Organisation de coopération et de développement économiques tire des leçons de la crise sanitaire du coronavirus dans un rapport qu’elle vient de publier : « Qui s’en soucie ? Attirer et retenir les travailleurs sociaux pour les personnes âgées ». 
 
Un manque criant de travailleurs
 
La situation de la France n’est guère glorieuse dans ce secteur, à commencer par les salariés en charge de l’aide aux personnes dépendantes de plus de 65 ans. Avec 2,3 travailleurs pour 100 seniors de cette tranche d’âge en 2016, l’Hexagone se situe nettement en dessous de la moyenne de l’OCDE, qui est de 5. Et excessivement loin des premiers de la classe, la Norvège et la Suède, où le nombre de ces salariés est supérieur à 12.
 
La création de postes, tant en Ehpad que dans le cadre du maintien à domicile, est préconisée dans un autre rapport, « Concertation : grand âge et autonomie », remis en mars 2019 par Dominique Libault, président du Haut conseil du financement de la protection sociale. 
 
Des besoins croissants
 
Le nombre de plus de 75 ans aura doublé et dépassera les 10,6 millions de Français dans 20 ans. Face à une population vieillissante, ce même rapport Libault estime que les besoins du secteur grand âge se situent entre 6 et 10 milliards d’euros par an. Les 175 propositions incluent des créations de postes, mais également un plan national de formation à ces métiers. 
 
Car c’est une autre caractéristique soulignée cette fois dans le rapport de l’OCDE : la piètre qualité des emplois, tant en terme de rémunération que de conditions de travail, qui pousse quatre travailleurs (ou plutôt travailleuses) sur cinq à jeter l’éponge dans les deux ans. 
 
« Le maintien en poste grâce à une meilleure qualité de l’emploi et à une formation est une priorité politique majeure pour développer une main d’oeuvre adaptée aux soins longue durée »
 
Faute de quoi, prévient l’OCDE, il y a un réel risque de pénurie, alors que le secteur aurait besoin de 60 % de travailleurs supplémentaires d’ici 2040 dans les 28 pays membres. 
 

Auteur(s): FranceSoir


PARTAGER CET ARTICLE :


Les métiers de l'aide à domicile doivent être revalorisés

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-