La mortalité infantile réduite de moitié en 25 ans

La mortalité infantile réduite de moitié en 25 ans

Publié le :

Mercredi 09 Septembre 2015 - 10:04

Mise à jour :

Mercredi 09 Septembre 2015 - 10:40
©Jean-Paul Pelissier/Reuters
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La mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué de 53% ces 25 dernières années dans le monde, révèlent les Nations unies ce mercredi. Toutefois, seulement 62 pays sur 195 ont atteint les objectifs fixés par l'ONU dans ce domaine.

L’étude fait état d’une tendance "encourageante". Selon des chiffres des Nations unies diffusés ce mercredi 9, "la mortalité globale des enfants de moins de 5 ans a été réduite de 53% ces 25 dernières années", passant de 12,7 millions en 1990 à 5,9 millions en 2015. Cette bonne nouvelle est toutefois à relativiser puisque seuls 62 pays sur 195 ont atteint les objectifs fixés par l’ONU dans ce domaine, selon l’étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

"Des progrès remarquables ont été réalisés au niveau mondial pour améliorer la survie des enfants ces 25 dernières années", se félicitent les auteurs de l’étude. Ainsi, chez les enfants de moins de cinq ans, on est passé d’un taux de 90,6 morts pour 1.000 naissances en 1990 à 42,5 en 2015. Les chercheurs font notamment état d’une tendance "encourageante"  ces dernières années dans l'est et le sud du continent africain. En effet, si la mortalité infantile y était restée au niveau de l’année 2000, 48 millions d'enfants supplémentaires seraient morts ces 15 dernières années.

Malgré tout, 16.000 enfants de moins de cinq ans meurent encore chaque jour dans le monde. Dans la moitié de cas (48%), la mort intervient dans les 28 premiers jours de la vie. Naissance prématurée, complications de l’accouchement, diarrhées, septicémie et paludisme sont les principales causes directes de décès. Mais de manière globale, "près de la moitié des décès est associée à la malnutrition", qui affaiblit la résistance des enfants aux maladies, souligne l’ONU, précisant que nombre de ces drames pourraient êtres évités si les efforts se concentraient sur des régions clés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est où les taux de mortalité infantile sont les plus élevés.

"Nous savons comment prévenir la mortalité des nouveau-nés. Des soins de qualité au moment de la naissance, incluant des mesures simples comme le contact peau à peau avec la mère, l'allaitement exclusivement maternel et les soins pour les enfants petits et malades pourraient sauver des milliers de vie chaque année", explique le Dr Flavia Bustreo, sous-directrice générale à l'OMS (Organisation mondiale de la Santé).

La baisse de la mortalité infantile fait partie des huit "Objectifs du millénaire pour le développement" (OMD) fixés en 2000 par l’ONU pour 2015. L’année en question étant arrivée, de nouveaux objectifs intitulés "Objectifs de développement durable" viennent d’être adoptés pour les quinze prochaines années. Dans le domaine de la mortalité infantile, le but est d’atteindre un taux mondial à 25 décès pour 1.000 naissances.

Par conséquent, les efforts engagés depuis quinze ans doivent se poursuivre "et s’accélérer dans les pays subsahariens", conclut Wu Hongbo, secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires économiques et sociales.

 

 

Dans le domaine de la mortalité infantile, il faut poursuivre les efforts en Afrique subsaharienne. (Image d'illustration).


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