L'inquiétante baisse du nombre de médecins généralistes

L'inquiétante baisse du nombre de médecins généralistes

Publié le :

Vendredi 03 Juin 2016 - 14:14

Mise à jour :

Vendredi 03 Juin 2016 - 14:19
©Valinco/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Selon le Conseil national de l'ordre des médecins, un poste de médecin généraliste sur quatre devrait disparaître entre 2007 et 2025. Un phénomène dû aux départs en retraite et au faible intérêt que suscite le métier chez les jeunes.

Les médecins généralistes pourraient bientôt être une espèce en voie de disparition, à en croire le Conseil national de l'ordre des médecins. L'organisme a dévoilé jeudi 2 les chiffres de son Atlas 2016 de la démographie des médecins. Conclusions: sur la période 2007-2025, un poste de médecin généraliste sur quatre devrait disparaître.

Une baisse qui aurait plusieurs causes. La première est le nombre croissant de départs à la retraite consécutif au "papy-boom". Les médecins issus de la génération du "baby-boom" arrivent en effet à l'âge de la retraite. Le nombre de médecins retraités aurait ainsi presque doublé en 10 ans.

Ce phénomène démographique n'est bien sûr pas limité à la profession de médecin. L'ordre des pharmaciens s'était inquiété de cette même tendance dans un rapport dévoilé fin mai dernier. Mais à ce soucis du vieillissement des médecins s'ajoute celui d'une crise des vocations chez les généralistes en particulier.

En effet, le nombre total des médecins n'a presque pas évolué depuis 2007 mais celui des généralistes a plongé. L'ensemble de la profession n'a connu une baisse que de 0,4% en neuf ans contre 8% pour les généralistes. Cela alors qu'ils sont les premiers concernés par ces nombreux départs en retraite. Et la profession séduit de moins en moins les étudiants en médecine, alors que le nombre de spécialistes continue d'augmenter.

L'ordre des médecins relève également d'importantes disparités au niveau territorial: "les territoires de la façade Atlantique, Rhône-Alpes et les territoires frontaliers (Nord, Est) voient leurs effectifs augmenter quand d’autres territoires allient densité faible et manque d’attractivité". Paris et la Nièvre sont les premières régions concernées par cette baisse.

Ces disparités laissent craindre une aggravation des déserts médicaux, alors que le nombre de médecins généralistes est actuellement de 132,1 pour 100.000 habitants.

 

Le nombre de médecins retraités aurait presque doublé en 10 ans

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