La croissance de la zone euro revue à la hausse

La croissance de la zone euro revue à la hausse

Publié le :

Mardi 08 Septembre 2015 - 12:38

Mise à jour :

Mardi 08 Septembre 2015 - 12:48
La croissance dans la zone euro en 2015 a été revue à la hausse ce mardi. Elle a ainsi été de 0,5% au premier trimestre et de 0,4% au deuxième. La France est le seul Etat à avoir eu une croissance nulle au deuxième trimestre, mais après trois bons premiers mois de 2015.
©Sintes/Sipa
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En période de crise, toutes les hausses de croissance, même minimes, sont bonnes à prendre. La révision à la hausse, ce mardi, du PIB européen aux deux premiers trimestres 2015 donne donc des raisons de se réjouir.

Selon Eurostat (le centre de statistiques de la Commission européenne), le taux de croissance dans la zone euro a été de 0,5% au premier trimestre 2015 et de 0,5% au deuxième. Soit une hausse respective de 0,1 point pour les deux chiffres. Cet ajustement permet selon les statisticiens d'espérer une croissance de 1,5% sur l'ensemble de l'année.

Autre bon point, presque tous les pays de la zone euro sont concernés par cette hausse (les données de l'Irlande et du Luxembourg n'étaient pas disponibles). Mais là ou le bât blesse, c'est que"le PIB a augmenté dans tous les États membres pour lesquels les données sont disponibles pour le deuxième trimestre 2015, sauf en France où il est resté stable", selon Eurostat.

La France serait donc le mauvais élève de la zone euro. Mais face à cette croissance nulle au deuxième trimestre, le gouvernement avait tenu à relativiser les choses. En effet, elle a été supérieure à la moyenne européenne au premier semestre avec 0,7%. Elle devrait donc atteindre sans difficulté l'objectif de 1% fixé par le gouvernement pour la fin de l'année. Manuel Valls s'était même voulu optimiste en prévoyant: "nous devrions en réalité (...) dépasser ce chiffre (1% de croissance, NDLR) et finir 2015 sur un rythme annuel de 1,5%". Soit les prévisions d'Eurostat pour la zone euro.

Un chiffre qui pourrait être un cap important pour le gouvernement. Face à l'échec du recul du chômage, il n'a cessé d'expliquer que le fameux inversement de la courbe ne serait possible qu'avec une croissance d'au moins 1,5%.

 

 

Au second semestre, la hausse du PIB a concerné presque tous les Etats-membres de la zone euro.


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