Accord sur le salaire des copilotes de Transavia

Auteur:
 
Par AFP
Publié le 24 mars 2017 - 19:04
Image
Airbus A320 de Transavia décollant le 11 octobre 2014 de l'aéroport de Lille-Lesquin
Crédits
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
Airbus A320 de Transavia décollant le 11 octobre 2014 de l'aéroport de Lille-Lesquin
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives

La direction d'Air France et le syndicat de pilotes majoritaire (SNPL) dans la compagnie ont trouvé un accord pour revaloriser la rémunération des copilotes de Transavia France, la low-cost du groupe, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

L'accord conclu jeudi est "équilibré, vertueux, acceptable" et marque "la fin d'une injustice", alors qu'un copilote de Transavia gagne actuellement "à activité équivalente, jusqu'à 3 fois moins que son commandant de bord - même s'il est plus expérimenté", écrit vendredi le SNPL Air France.

Pour entrer en vigueur, l'accord doit encore être ratifié par la section SNPL de Transavia. Il s'appliquera aux copilotes d'Air France détachés à Transavia et aux copilotes déjà en poste dans la low-cost.

Concrètement, un copilote de Transavia touchera un salaire équivalent à celui perçu par son homologue d'Air France sur A320, en volant tout de même plus d'heures. En outre, l'expérience accumulée dans une autre compagnie sera prise en compte à l'embauche, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.

En contrepartie, le SNPL Air France a accepté des mesures permettant à Transavia de se développer.

"La commercialisation des vols Transavia sur le site Air France" a ainsi été actée, tout comme "la pérennisation de certaines lignes" (Orly-Vérone, Orly-Amsterdam et Lyon-Turin) et l'ouverture de la route Orly-Beyrouth pendant un an, résume le SNPL dans un tract interne.

Le syndicat a également validé "la mise en place du partage de code (code share) sur certaines lignes Transavia", pendant un an et demi et sous certaines conditions.

L'accord met aussi un frein aux transferts automatiques entre les deux compagnies, ce qui permet à l'entreprise de réaliser "une très grande économie sur les frais de formation" pour voler sur d'autres appareils, explique Véronique Damon, secrétaire générale du SNPL Air France.

Selon elle, une soixantaine de pilotes font la navette d'une compagnie à l'autre chaque année, à raison de "30.000 à 50.000 euros" par formation.

Ces développements interviennent au moment où le syndicat négocie l'application du plan stratégique d'Air France-KLM, "Trust Together" (la confiance ensemble), qui prévoit notamment la création d'une compagnie à coûts réduits.

"Espérons que cet accord soit le premier acte de la mise en oeuvre véritable de la confiance. Celle-ci se construit pas à pas et nous avons enfin commencé à marcher", conclut le SNPL.

L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.

Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement  car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.

Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.

Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.

Je fais un don à France-Soir

Dessin de la semaine

Portrait craché

Image
Castex
Jean Castex, espèce de “couteau suisse” déconfiné, dont l'accent a pu prêter à la bonhomie
PORTRAIT CRACHE - Longtemps dans l’ombre, à l’Elysée et à Matignon, Jean Castex est apparu comme tout droit venu de son Gers natal, à la façon d’un diable sorti de sa ...
13 avril 2024 - 15:36
Politique
Soutenez l'indépendance de FS

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de France-Soir est confirmée.

La newsletter France-Soir

En vous inscrivant, vous autorisez France-Soir à vous contacter par e-mail.