Un bâtiment inoccupé de Paris investi par des sans-papiers

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Par AFP - Paris
Publié le 18 avril 2022 - 20:22
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Un mgigrants installent un lit dans un bâtiment inoccupé dans le IXe arrondissement de Paris, le 18 avril 2022
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© JULIEN DE ROSA / AFP
Un mgigrants installent un lit dans un bâtiment inoccupé dans le IXe arrondissement de Paris, le 18 avril 2022
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Plusieurs dizaines de sans-papiers et leurs soutiens ont investi des locaux inoccupés dans le IXe arrondissement de Paris, lundi, afin de réclamer des droits pour tous, à l'initiative du collectif La Chapelle debout, a constaté l'AFP.

Les migrants et militants soutenant les sans-papiers sont entrés dans d'anciens bureaux, vides, rue Saulnier, ont occupé les étages et déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "Non au racisme ! Egalité" ou encore "Migrants' life matter".

Dehors, une vingtaine de militants d'Extinction Rebellion étaient venus les soutenir.

Abouakar (prénom d'emprunt), 36 ans, originaire de Mauritanie, sans-papiers en France depuis trois ans, a expliqué à l'AFP combien "c'est dur" d'être "dans la rue", "sans travail", dans la "débrouille". "Soutenez notre lutte !", a-t-il lancé.

Ce lieu a vocation à être "l'ambassade des immigrés", a expliqué Nestor (prénom d'emprunt), membre du collectif La Chapelle debout. "L'idée est que les gens à la rue puissent avoir un toit sur la tête et qu'ils s'organisent", afin d'obtenir des droits, a-t-il dit, regrettant les années "perdues" dans "des procédures qui n'aboutissent pas".

"En tant que collectif qui lutte pour les papiers et les logements pour tous, on est très heureux que les Ukrainiens reçoivent ça. On dit même +la preuve par l'Ukraine !+. C'est possible en deux semaines de mettre tout un système d'hébergement, de donner des papiers à tout le monde, de donner des transports gratuits pour tout le monde", ajoute Nestor.

"On espère que ça va ouvrir la porte" à tous, a-t-il affirmé, rappelant le cas de Somaliens, Erythréens, Ethiopiens, "qui ont fui des conflits" ou "des famines".

Quelques membres des forces de l'ordre, venus peu après l'arrivée des militants, ont observé l'occupation depuis la rue.

En juillet 2019, plusieurs centaines de sans-papiers et leurs soutiens avaient brièvement occupé le Panthéon à Paris pour réclamer leur régularisation, à l'initiative notamment de ce même collectif.