"Donne-moi des ailes": vol avec les oies (vidéo)

"Donne-moi des ailes": vol avec les oies (vidéo)

Publié le 07/10/2019 à 09:52 - Mise à jour le 08/10/2019 à 14:57
©SND
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Auteur(s): Jean-Michel Comte
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CRITIQUE – Dans son cinquième film de fiction qui sort ce mercredi, "Donne-moi des ailes", Nicolas Vanier raconte l'histoire d'un père et son fils embarqués dans un projet fou: voler en ULM avec des oies sauvages, de la Norvège à la Camargue.

SORTIE CINÉ – Voler avec les oies, à quelques mètres d'elles, comme si l'on était l'une d'elles: c'est ce que propose au spectateur le nouveau film de Nicolas Vanier, Donne-moi des ailes, qui sort sur les écrans ce mercredi 9 octobre.

"L'histoire que raconte ce film est inspirée d'une aventure vécue", prévient un panneau au générique de début. Mais ce n'est pas un documentaire, Nicolas Vanier a voulu réaliser un film de fiction, comme il le fait déjà depuis plusieurs années.

Outre les oies, les deux personnages principaux sont donc un père (Jean-Paul Rouve) et son fils de 14 ans (le jeune Louis Vazquez). Celui-ci, qui vit à Paris avec sa mère (Mélanie Doutey) et son nouveau compagnon, n'est pas du tout enchanté de venir passer ses vacances chez son père, en Camargue, où il n'y a pas de wifi et où les distractions sont rares.

Pourtant, peu à peu, l'ado va se passionner pour le projet un peu fou de son père, scientifique visionnaire et incompris: accompagner des oies sauvages dans leur migration, en volant avec elles à bord d'un ULM, pour leur enseigner un chemin plus sûr. Le père et le fils assistent à la naissance des oies, se font passer pour leurs parents pour les apprivoiser, puis les emmènent par la route en Norvège pour les faire décoller et faire avec elles, dans les airs, le trajet retour vers la Camargue.

Mais plusieurs évènements vont empêcher que les choses se passent comme prévu. Et c'est le jeune garçon qui, au grand dam de ses parents, va se retrouver à traverser l'Europe en ULM en compagnie de la demi-douzaine d'oies sauvages…

Après avoir exploré et raconté depuis plus de 30 ans (dans une cinquantaine de livres et une vingtaine de documentaires) le Grand Nord et les immensités enneigées du Canada, de Sibérie, de Mongolie, de Laponie, de Chine ou d'Alaska, Nicolas Vanier est passé aux films de fiction en 2004 avec Le Dernier trappeur, suivi de Loup (2009), Belle et Sébastien (2013) et L'École buissonnière (2017), autant d'occasions de filmer la nature en racontant une histoire.

Lire la critique – L'École buissonnière: chasse, pêche, nature et traditions

C'est également le cas dans ce nouveau film, tiré de faits réels: le réalisateur s'est inspiré d'un météorologiste et ornithologue, Christian Moullec, spécialiste depuis 25 ans du vol en ULM avec les oiseaux (voir ici son site internet), installé dans le Cantal et qui propose de tels vols au public. Mais il montre ces images aériennes au sein d'une belle histoire dans laquelle un père et son fils apprennent à se découvrir.

Il a voulu construire son scénario avec deux idées principales, explique-t-il: "Tout d’abord le thème de la transmission entre générations, en l’occurrence celle entre un père et son fils. Mais aussi, et c’est quelque chose que je connais bien, le portrait d’un homme tellement passionné et engagé dans ce qu’il fait qu’il en oublie parfois l’essentiel de la vie, les amours, la famille ou les amis. Tout ce qui fait qu’une vie est riche".

Dans ce rôle de père soucieux de protéger son fils autant que de réussir son expérience scientifique, Jean-Paul Rouve est tout en finesse, entre détermination et émotion, très convaincant. Il fait, sur la terre ferme, un beau contrepoids aux superbes images aériennes des vols avec les oies, à la qualité impeccable grâce aux progrès techniques qui font que le spectateur, parfois, pourra se prendre pour un oiseau.

Auteur(s): Jean-Michel Comte

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Dès la naissance, les oies adoptent le jeune adolescent (Louis Vazquez) comme parent.

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