Est-on en guerre contre les droits du peuple ?

Auteur(s)
Pr Christian Perronne
Publié le 28 novembre 2023 - 15:38
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TRIBUNE 

Est-on en guerre contre les droits du peuple ? parmi lesquels ces droits fondamentaux que sont la liberté d’expression et d’opinion, le droit à la santé, le consentement libre et éclairé, la liberté d’aller et venir. Tout cela au nom d’une pseudo-égalité de plus en plus discriminatoire, en opposition frontale avec la fraternité, notamment la confraternité des médecins. Bon sens, science et transparence devraient rester les piliers de l’intégrité. 

“Nous sommes en guerre”, comme cela nous a été annoncé en 2020 avec gravité, à l’occasion de la crise Covid-19. Mais ce n’est pas la guerre que l’on croit. Ce n‘est pas la guerre contre un virus mais la guerre contre le peuple. 

Le projet de loi sur les dérives sectaires, actuellement en discussion au Sénat (intitulé “Projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et la répression des emprises mentales gravement dommageables”), fait frémir, tant il menace notre liberté et notre intégrité. Tout sujet déviant de la parole officielle pourrait être très sévèrement sanctionné. Les médecines alternatives et naturelles seraient pourchassées : phytothérapie, acupuncture, ostéopathie, etc. Leur tort ? Être reconnues depuis la nuit des temps et capables de soulager des millions de personnes, sans rapporter un sou à l’industrie pharmaceutique et sans en coûter un à la Sécurité sociale. Cette industrie a asservi la médecine à une entreprise chimique lucrative, déconnectée de la santé et du bien-être des citoyens. 

Fraudes scientifiques prouvées 

Or, même si elle doit s’appuyer sur des données scientifiques, la médecine doit rester un art, rester indépendante de toute pression et rester irréprochable sur le plan éthique. Encore faudrait-il que les données scientifiques, relayées par des journaux médicaux internationaux naguère réputés, soient fiables. Les données suspectes de fraude dans les publications sont de plus en plus fréquentes. La crise Covid-19 a permis de faire éclater au grand jour des fraudes scientifiques prouvées, sur lesquelles nos autorités se sont appuyées pour imposer des décisions néfastes pour la santé des citoyens. Nous, médecins, devons rester fidèles à nos anciens maîtres, Hippocrate (460-377 avant J.-C.), père de la médecine et Aristote (384-322 avant J.-C.), fils de médecin, élève de Platon et père de la biologie animale et humaine. Nous nous devons de remettre le patient et le respect de sa volonté au centre de l’exercice médical. 

Le gouvernement détruit consciencieusement notre système de santé qui, en 2000 selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avait la réputation d’être le meilleur au monde. Les médecins généralistes sont en voie de raréfaction, certains spécialistes sont en voie de disparition. Il est devenu courant, dans certaines régions, d’attendre six mois à un an pour voir un spécialiste. Aujourd’hui, aux urgences, on peut attendre trois à quatre jours sans être examiné, sans boire, sans manger. Désormais, on observe des décès aux urgences, même dans des grands CHU. Le centre téléphonique de régulation des urgences, le célèbre Centre 15, qui répondait en moins d’une minute, est souvent aux abonnés absents. Beaucoup de témoignages rapportent que le SAMU, réseau exceptionnel d’ambulances médicalisées, débordé, est régulièrement dans l’incapacité d’envoyer une ambulance dans des délais raisonnables. Alors que l’hôpital public, faute de financement décent, est à l’agonie, le ministre de la Santé va lui infliger en 2024 une baisse de budget drastique, une purge mortifère de 600 millions d’euros. Quelle indécence quand on trouve des milliards à gogo pour financer les médias aux ordres ou les guerres ! 

Viol des conventions internationales 

Ce projet de loi prévoit d’infliger des amendes colossales (15 000 à 45 000 euros d’amendes) ou d’envoyer en prison (d’un à trois ans) des personnes qui critiqueraient la politique de santé du gouvernement ou de l’OMS, ou qui refuseraient de se laisser administrer des traitements ou vaccins jugés “indispensables” par les autorités de santé. Cette loi permettrait de supprimer violemment le peu qu’il reste de liberté d’expression dans notre beau pays meurtri. Ce serait un crime contre la science qui ne peut progresser que par le débat d’idées et la confrontation bénéfique de théories divergentes. Cette loi instituerait une obligation de fait de recevoir contre son gré des substances pharmaceutiques, même expérimentales. 

Ceci serait une violation des conventions internationales. Le Code de Nuremberg est une liste de dix critères figurant dans le jugement du procès des médecins nazis (1946-47), critères précisant les conditions que doivent remplir les expérimentations pratiquées sur l’être humain pour être considérées comme acceptables d’un point de vue moral ou éthique. L’Acte final d’Helsinki pour le renforcement de la sécurité, du respect des droits de l’homme et des échanges, a réuni les Etats-Unis, la Russie, le Canada et la plupart des pays européens et a été signé en 1975. La Convention d’Oviedo, “convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine : convention sur les droits de l’homme et la biomédecine” a été signée en 1997. L’obligation de recevoir les produits expérimentaux appelés “vaccins” lors de la crise du Covid-19 a violé ces trois conventions. 

Scénario de film de science-fiction 

La promulgation en France de cette nouvelle loi permettrait d’administrer sous la contrainte à tout citoyen n’importe quelle substance expérimentale. Cela est d’autant plus inquiétant que l’OMS travaille sur son projet “d’accord mondial sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies”. L’OMS, à l’occasion de l’épidémie multifocale de Covid-19 avait changé ses critères de pandémie. Auparavant la définition d’une pandémie incluait une surmortalité élevée dans le monde, due au microbe en cause. Désormais une pandémie peut être déclarée, sans qu’il y ait un seul mort ! Pour l’OMS, “on parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie”. Il est prévu que pour cet “accord”, l’OMS se voie attribuer une autorité au-dessus des États. 

On voit ici se dérouler sous nos yeux, dans la plus grande discrétion, un scénario abominable, digne du pire film de science-fiction, destiné au contrôle autoritaire des populations. L’OMS pourrait à tout moment déclarer, sur des arguments peu consistants, une nouvelle pandémie. Or on sait que, de nos jours, l’OMS est sous le contrôle financier d’intérêts privés et de l’industrie pharmaceutique. La nouvelle loi permettrait au gouvernement français d’interdire toute critique, y compris du monde médical et scientifique, de renforcer la censure déjà massive de l’information et d’obliger les citoyens à recevoir des substances expérimentales contre leur gré. 

Il faut rappeler aujourd’hui aux politiciens - car une dose de rappel est souvent nécessaire - que s’ils se hasardaient à voter une telle loi liberticide, leur responsabilité pénale personnelle serait engagée de façon imprescriptible devant les Français et devant l’histoire. 

Après la deuxième guerre mondiale, tout le monde disait : “Plus jamais ça”. Mais malheureusement, notre liberté si chèrement gagnée est aujourd’hui gravement menacée. Plus que jamais, nous devons rester vigilants et solidaires et, tous ensemble, dire non. 

Exigeons le respect de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité. 

Longue vie à la France et longue vie aux Français ! 

Professeur Christian Perronne 

 

Tribune initialement publiée le 27 novembre 2023 sur le site de Bonsens.org  

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