Je vous donne ma dose, M. Macron !

Je vous donne ma dose, M. Macron !

Publié le 13/08/2021 à 12:18
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Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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CHRONIQUE - Si la colère est mauvaise conseillère, dit-on, l'agacement ne l'est pas moins. Et les titres de la presse du 12 août sont révélateurs de l'irritation du pouvoir à son plus haut niveau : "Face aux réticences, Macron durcit le ton", peut-on lire par exemple à la une du "Figaro". Les Gaulois seraient-ils de plus en plus "réfractaires" ?

Quand le chef de l'Etat déclare : "L'objectif que je vais vous fixer est très simple : c'est la vaccination de tous les Français qui peuvent l'être", son discours serait plus crédible si lui-même et ses ministres avaient tenu, et tenaient, un discours de vérité. Mais nous en sommes très éloignés ... Quand il poursuit, à propos d'un pass sanitaire, qui passe de moins en moins bien : "Nous n'avions pas d'autre choix, car c'était cela ou la fermeture du pays", il ajoute à la menace de l'obligation vaccinale celle d'un nouveau confinement. 

On ne gouverne pas un peuple par la peur ou le chantage. Au total, M. Macron donne encore raison au cardinal de Retz : "Quand on a fait un mauvais choix, on est toujours tenté de s'en tirer par un choix pire encore". Le problème, c'est que le peuple français n'a pas à payer le prix des erreurs stratégiques d'un pouvoir qui, après avoir cédé à la panique, navigue à vue, en feignant de ne pas voir ce qui se passe autour de nous en Europe et dans le reste du monde.

Partout, des voix s'élèvent pour dire que la réponse à la pandémie, à la succession des variants, ne peut pas se trouver dans la vaccination. Il suffirait au Président de disposer d'une revue de presse bien faite pour le vérifier.

En Grande Bretagne, où l'on a beaucoup vacciné, c'est le professeur Sir Andrew Pollard qui affirme que "l'immunité collective n'est pas possible", parce que le variant delta "infecte encore les individus vaccinés". En Islande, où la population des plus de 16 ans est vaccinée à hauteur de 93 %, c'est M. Guonason, responsable de la santé du pays, qui soutient qu'"obtenir l'immunité collective par la vaccination générale est hors d'atteinte". En Israël, c'est le docteur Kobi Haviv qui nous apprend que "95 % des patients gravement malades sont vaccinés et que 85 à 90 % des hospitalisations concernent des personnes entièrement vaccinées" ; il constate aussi que "l'efficacité des vaccins diminue ou disparaît". Toujours en Israël, c'est le professeur Ash qui souligne : "Nous savons que le déclin de l'efficacité du vaccin touche tous les âges, nous voyons que des personnes de 40 ans et plus peuvent tomber gravement malades".

Aux Etats-Unis, c'est la directrice du Centre de contrôle des maladies (CDC), Rachelle Walensky qui lance une alerte sur les personnes vaccinées, considérées comme des bombes virales qui menacent la santé de tous lorsqu'elles ne respectent pas les gestes barrières. Aussi le CDC a-t-il "mis à jour son guide pour les personnes vaccinées" le 27 juillet, en "recommandant que chacun porte un masque en intérieur, dans les zones de transmission haute et forte, quel que soit le statut vaccinal". En France, là où "la Grande muette" ne vise plus seulement l'armée, mais désormais un monde médical sous la menace de l'Ordre et du pouvoir politique, des professeurs d'université disposant, du fait de leur statut, d'une liberté de parole, nous confirment depuis Marseille, et son désormais célèbre IHU-Méditerranée Infection, que "les vaccinés sont aussi contagieux que les non-vaccinés" (professeur Parola), que "les vaccinés ont des charges virales plus élevées que les non-vaccinés" et que "quand on est infecté, le vaccin n'empêche pas la circulation du virus" (professeur Lascola).

Alors que deux catastrophes nous avaient été annoncées, le pronostic des "experts" tourne au fiasco. D'abord, en Inde. Quand bien même, je cite ici le Dr Maudrux, "les vaccinés ne représentaient que 3 % de la population" de cet immense pays, la vague épidémique s'est éteinte "avec la seule arme dont il disposait : l'Ivermectine". Et, "en intensité, le nombre de cas par million d'habitants a été de moitié inférieur à la France". Autre catastrophe prévue par les grands spécialistes de la désinformation : en Angleterre, avec la levée des restrictions le 19 juillet. Résultat : le nombre de cas positifs a baissé de moitié ! Evidemment, cela ne fait pas les gros titres des journaux, écrits, parlés ou télévisés.

Voilà pour la revue de presse !

Et le pire, le plus accablant pour M. Macron et son ministre de la Santé, c'est qu'il se produit ainsi très rigoureusement ce que l'on pouvait lire dans le mémoire destiné à la section du contentieux du Conseil d'Etat daté du 28 mars 2021. La Direction des affaires juridiques du ministère des solidarités et de la Santé écrivait en effet : "Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d'inefficacité du vaccin ou de réinfection post vaccinale (...) du fait de la virulence d'un variant".  Le fait que les personnes, alors vaccinées, étaient nécessairement des personnes âgées, ne change évidemment rien à l'affaire. C'est le professeur Mc Cullough qui a manifestement raison quand il qualifie le vaccin d'"obsolète".

Alors, votre vaccin obsolète, je vous le laisse bien volontiers, Monsieur le Président, surtout quand je vois dans mon entourage les effets secondaires de l'injection. Je ne consentirai à votre vaccination que lorsque vous aurez expliqué aux Français à la télévision par quel miracle la vaccination de masse pourrait avoir en France un résultat autre que partout dans le monde, quand je vous aurai entendu parler des effets indésirables et des décès liés à ces produits en phase expérimentale, quand vous aurez abordé le refus d'appliquer les contrats d'assurance-vie et l'absence de toute responsabilité des laboratoires en cas de dommages graves ou irréversibles sur les personnes vaccinées.

Enfin, Monsieur le Président, au lieu de rester enfermé dans le dogme désormais "irresponsable", pour parler comme vous, du "tout vaccin", au lieu de menacer les Français d'un nouvel enfermement, au lieu de mettre une fois encore une partie des Français dans la rue, comme cela restera la "réussite" incontestable et ineffaçable de votre mandat, ne pourriez-vous pas tenir le langage de M. Lieberman, ministre des finances d'Israël : "Il n'est pas clair qu'il y ait une corrélation entre un confinement et une baisse des (cas) confirmés et des patients dans un état grave. Ce qui est clair, c'est qu'il existe une corrélation entre le confinement et les dommages économiques. Nous devons nous préparer à vivre aux côtés du coronavirus. Tout comme nous savons vivre aux côtés de la grippe, il en va de même pour le coronavirus".

Parce qu'il n'y a pas de politique qui vaille en-dehors des réalités, il est d'une urgence absolue de mettre le soin, et donc les médecins, au cœur du dispositif de lutte contre le virus.

Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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"Quand on a fait un mauvais choix, on est toujours tenté de s'en tirer par un choix pire encore"

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