Joe Biden est-il fou ?

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Anthony Lacoudre, pour FranceSoir
Publié le 06 octobre 2021 - 17:05
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Biden Crazy
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"En huit mois de présidence, Joe Biden aura réussi à transformer en crise grave tout ce qu'il a touché."
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TRIBUNE - Les signes de l'état de folie avancée dont est frappé le 46° président américain s'accumulent et deviennent désormais évidents non seulement au grand public américain mais au monde entier.

Voici quelques exemples récents :

Le 18 août, lors d'une interview télévisée sur ABC News, Joe Biden assure que les troupes américaines resteront en Afghanistan au-delà de la date butoir du 31 août s'il reste encore des Américains à évacuer.

Le 31 août, le dernier avion américain quitte l'aéroport de Kaboul, laissant en Afghanistan des centaines de citoyens américains, des milliers de titulaires de cartes vertes et des dizaines de milliers de titulaires de visas à la merci des Talibans.

Le 31 août dernier, Joe Biden voyait dans le retrait des troupes américaines d'Afghanistan "un succès extraordinaire". D'après le général Milley, chef d'État-Major des armées américaines, interrogé lors de son audition au Sénat du 28 septembre, ce fut en réalité un "échec stratégique" dû au refus de Joe Biden de suivre les recommandations de ses conseillers militaires.

La couverture du magazine britannique "The Economist" du 20 août 2021 résume bien la situation : "Biden's debacle". 

Le 29 août, lors de la cérémonie de retour sur le sol américain des dépouilles des 13 jeunes officiers américains tués dans l'attaque suicide de l'aéroport de Kaboul trois jours auparavant, Joe Biden s'impatiente et regarde sa montre à 13 reprises.

Le 30 août, Joe Biden autorise une frappe de drone, tuant un employé d'une ONG et sept enfants (il pensait détruire la voiture d'un terroriste bourrée d'explosifs mais la voiture transportait des bidons d'eau...).

Le 16 septembre, lors de la conférence sur l'alliance militaire formée entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie ("AUKUS Alliance"), Joe Biden ne se souvient plus du nom du Premier ministre australien Scott Morrisson et l'appelle alors "that fella down under" (ce gars en-dessous).

Le 21 septembre, en conclusion de la rencontre entre Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson, les employés de la Maison-Blanche hurlent "good bye, get out, let's move" pour évacuer les journalistes avant qu'ils ne puissent poser la moindre question à un Joe Biden qui regarde placidement, les yeux ailleurs, la scène irréelle.

Joe Biden - qui a laissé entrer sur le territoire plus d'1,5 million d'immigrés clandestins depuis son élection - répète sans cesse qu'il n'y a pas de crise migratoire à la frontière avec le Mexique. Même Barack Obama se sent obligé d'intervenir dans les médias pour rappeler que la politique des frontières ouvertes n'est pas viable ("open borders policy is not sustainable" - interview du 27 septembre sur ABC).

En mars dernier, Joe Biden qualifie la loi adoptée en Géorgie (et par une vingtaine d'États) pour lutter contre la fraude électorale constatée lors des élections du mois de novembre 2020, de législation "Jim Crow du 21ème siècle" (par référence aux lois ségrégationnistes de la fin du XIXème siècle). Joe Biden ne supporte pas notamment qu'il soit désormais exigé que les électeurs présentent une pièce d'identité pour demander un bulletin par correspondance. 

On soulignera que le rapport d'audit du comté le plus important d'Arizona (Maricopa, 2,1 millions de votes), rendu public le 24 septembre, a identifié plus de 49 000 bulletins par correspondance frauduleux. Joe Biden a remporté l'Arizona avec à peine plus de 10 000 voix d'avance sur Donald Trump en novembre 2020. Ce qui fit écrire à Rod Liddle, journaliste britannique du Sunday Times : "Trump avait donc raison, l'élection était truquée".

En avril, Joe Biden demande au Congrès d'adopter une loi de finances pour 2022 prévoyant 5 500 milliards de dollars de dépenses publiques (autant que les sommes englouties par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale), en annonçant ensuite que cette loi "coûtera zéro dollar" car elle sera financée par la plus importante augmentation des impôts de l'histoire des États-Unis.

Folie pure que de proposer une telle loi alors qu'il a été élu sur un positionnement centriste et que les démocrates ne disposent que d'une majorité de trois voix à la Chambre des représentants et d'une seule voix au Sénat, celle de la vice-présidente Kamala Harris. Échec cuisant assuré.

Folie pure que de prendre le risque de provoquer une guerre civile destructrice au sein du parti démocrate entre les "socialistes" et les modérés, lesquels voient dans ce projet une "démence fiscale" (interview du sénateur démocrate Joe Manchin du 28 septembre).

En huit mois de présidence, Joe Biden aura réussi à transformer en crise grave tout ce qu'il a touché. Il ne reste plus qu'à attendre le plus gros krach boursier de l'histoire des États-Unis pour parachever son œuvre.

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