Macron ha sempre ragione... Pour combien de temps ?

Auteur(s)
Marcel-M. Monin
Publié le 29 mars 2023 - 10:18
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AFP/Archives - Ludovic MARIN
Emmanuel Macron, en février 2023.
AFP/Archives - Ludovic MARIN

TRIBUNE/OPINION - Il ressort des développements du 22 mars du chef de l’État, tenus devant des journalistes polis (1), qu’il a raison (2) et que la multitude peut bien penser le contraire et user de son droit de protester (gentiment, mais pas plus),… il s’en moque. 

Emmanuel Macron profite en plus du concours de la classe politique. Et de diverses institutions qui pourraient censurer les décisions qu’il signe ou qu’il fait prendre, mais qui s’en abstiennent : juridictions, etc… (3). Il peut donc techniquement suivre la feuille de route que l’on sait. 

La "violence" qui se développe en réaction à ce comportement et à cette tournure d’esprit, qu’elle soit le fait de groupes manipulés ou pas, a son utilité.

C’est que les gouvernants et leur chef, qui sont protégés par la police (et tant qu’ils le sont), peuvent espérer conforter leur position en exploitant de diverses manières, voire par des élections générales, le sentiment de peur que suscite la violence. Laquelle évoque en plus la prise de pouvoir par les "Rouges", et les gueux. 

Que les propos du 22 mars aient été "calibrés" pour déclencher les réactions que l’on sait, ou qu’ils ne soient le fait que d’une tournure d’esprit - sans aller forcément jusqu’au syndrome d’Hubris ou à d’autres (4), ils peuvent se retourner contre leur auteur. 

Car la manœuvre, si manœuvre il y a, peut échouer. Si, par exemple dans le monde politique, dans la police, chez les magistrats, des fissures se produisent.  

Et puis (et surtout) , ceux qui ont "fabriqué" le candidat Macron et ont manœuvré pour faire sortir son nom des urnes, peuvent finir par trouver qu’Emmanuel Macron est en réalité "dangereux" pour eux. Car par son comportement, par ses argumentaires, de par sa personnalité, il provoque chez la population, - au lieu de l’endormir (ou en essayant de l’endormir de manière maladroite) - , la prise de conscience du genre de société qui est progressivement mise en place.

Qui est soumise aux marchés financiers ("Union européenne"), et qui est complice des entreprises guerrières des USA (OTAN).  

Ce sont peut-être ces forces qui contraindront Emmanuel Macron à laisser la place. Si ce dernier n’y pensait pas lui-même. Car il existe une foule d’adeptes de ce genre de conception de la société et des rapports entre la minorité et la "masse", qui seraient volontaires pour faire la même besogne, mais qui le feraient de manière un peu plus… habile.  

  • Marcel-M. Monin est maître de conférence honoraire des universités

(1) qui s’agissant de la réforme Macron des retraites, on réussit le tour de force de ne pas prononcer les mots de "Union européenne", ni de "fonds de pension". 

(2) d’où le titre , copié de la formule "il Duce ha sempre ragione". (Traduction : Le Duce a toujours raison).  

(3) voir par exemple les décisions du Conseil d’État rendues sur les décisions prises en relation avec la vente/achat des "vaccins". 

(4) voir les analyses sur YouTube de François Asselineau sur l’utilisation de l’article 68 de la constitution. 

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