Non-vaccinés et statistiques : "l'appel à la raison" d'une analyse du cabinet de Me Di Vizio

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FranceSoir
Publié le 30 décembre 2021 - 14:52
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Fabrice Di Vizio et les statistiques
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Me Di Vizio publie une analyse
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« De grâce, Messieurs les députés qui me suivez sur Twitter, calmez-vous et lisez ces documents », appelait-il sur le réseau social. Maître Fabrice Di Vizio a fait parvenir hier à France Soir des documents qui contiennent les analyses réalisées à partir des données de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) et de Santé publique France par un neurochirurgien qui travaille avec lui.

Les deux notes, datées du 28 et du 29 décembre, sont consultables ici : Rapport d'analyse Covid France - Cabinet Di Vizio (PDF)

Des effectifs faibles en valeur absolue et une mortalité en hausse chez les vaccinés

Le rapport révèle que les sujets non-vaccinés représentaient en juin 2021 71% des admissions en soins critiques contre 54% en décembre 2021. En revanche, son auteur rappelle qu’il est indispensable d’observer les valeurs absolues de ces paramètres, et de ne pas se contenter d’une analyse à partir de pourcentages. Le fait que nous ayons affaire à des effectifs faibles incitent à la plus grande réserve quant à l’interprétation de ces données, souligne-t-il à plusieurs reprises.

Un point sur lequel Maître Di Vizio a aussi tenu à mettre l’accent : « L’honnêteté commande de dire que ces chiffres ne veulent rien dire parce que ces cohortes, et on vous le démontre, sur lesquelles ça porte, ne sont pas suffisamment significatives pour que ces chiffres aient la moindre validité. Lorsque vous avez 70% de 20 patients, même si vous avez 70%, ça reste 20 patients. Nous devons nous calmer. »

Le neurochirurgien attire également l’attention sur un point moins soulevé dans le débat médiatique : le nombre de non-vaccinés admis en soins critiques n’a sensiblement pas évolué entre août et décembre 2021, comme le nombre de non-vaccinés décédés avec Covid, hormis dans la tranche des plus de 80 ans. Par conséquent, l’augmentation de la mortalité entre août et décembre est imputable principalement à la hausse de la mortalité des personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin. Le seul paramètre qui ait donc changé de façon frappante entre les chiffres d’août et décembre est la mortalité des personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin.

En réponse à l’article du Monde sur la période du 1er au 5 décembre

Le 26 décembre, Le Monde publiait un article intitulé « Covid-19 : une cinquième vague d’infox sur la pandémie et la vaccination » avec un diagramme affichant pour la période du 1er au 5 décembre la part des morts Covid selon leur statut vaccinal en pourcentage. Entre autres éléments, si le rapport indique qu’il convient de nouveau de garder à l’esprit que le traitement de données en pourcentage à partir d’effectifs aussi faibles peut induire en erreur, il insiste surtout sur le fait que les données montrent qu’aucun décès n’a été rapporté durant la période du 1er au 5 décembre 2021 dans la tranche d’âge 0-19 ans et que le nombre de morts augmente nettement avec l’âge.

Sur cette période, les véritables conclusions qui s’imposent, note-t-il, sont donc l’absence totale de létalité du Covid-19 dans la tranche d’âge susmentionnée, la proportion infinitésimale de décès de patients Covid par rapport à la population générale et un taux de létalité qui augmente avec l’âge, quel que soit le statut vaccinal.

Le vrai problème : l’hôpital

Expliquant que comme « nous avons 0,004% des patients en soins critiques, c’est-à-dire 2 900 patients », Me Di Vizio juge que « si un État aussi riche que la France n’a pas su investir dans sa santé au point de ne pouvoir gérer 2 900 patients, au point de ne pouvoir les accompagner avec les soins qu’il faut jusqu’au bout avec les médecins dévoués et compétents qu’il faut en nombre suffisant, c’est à vomir. Et si nous avons un ennemi, ce n’est certainement pas les non-vaccinés, mais c’est bien évidemment cet État qui n’a pas été capable d’investir dans son système de santé et qui le fait payer à des bouc-émissaires. » Il conclut : « Non, les non-vaccinés ne sont pas responsables de la saturation du système de santé. »

Le PDF : Rapport d'analyse, Cabinet Di Vizio

Voir aussi : Non, les non-vaccinés ne saturent pas les réanimations

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