Sortir de la secte, étape 1: observer les faits impartialement pour reconquérir son discernement

Sortir de la secte, étape 1: observer les faits impartialement pour reconquérir son discernement

Publié le 02/02/2021 à 18:52
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Auteur(s): FranceSoir

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Dans mon précédent article, je me basais sur mon expérience d’ancienne adepte de secte pour tenter de montrer à quel point il est facile de prendre de simples croyances pour des faits indiscutables.

Mon but était de proposer à mes lecteurs une réflexion basée sur le postulat que, face à la pandémie de COVID 19, la façon dont la majorité des gens réagissaient n’était pas basée sur la raison mais sur la peur, et qu’ils couraient ainsi le risque de tomber dans le mode de pensée unique que tout gourou mal-intentionné impose à ses disciples, pour s’assurer de leur soumission.

Aujourd’hui, j’aimerais montrer qu’on a le choix de ne pas se laisser abuser par ses émotions, en décrivant le début du processus qui m’a permis de reconquérir ma liberté psychique, émotionnelle et physique. Pour cela, j’ai dû admettre que j’avais été endoctrinée, analyser les méthodes et les mécanismes de cet endoctrinement, et entreprendre la reprogrammation de mon esprit, afin d’effacer les traces du lavage de cerveau auquel j’avais été soumise.

Ce fut un travail solitaire de tous les jours, entrepris sans même savoir si j’avais une chance de réussir. Mais j’étais aiguillonnée par le besoin de mettre un terme à une souffrance morale quotidienne devenue insupportable. Il existe un point de non-retour qui, une fois franchi, nous pousse à agir, quoi qu’il en coûte.

Cependant, si on est souvent contraint d’évoluer parce qu’on y est poussé par la douleur, on peut aussi le faire librement, par un choix conscient.

Quand l’adepte d’une secte commence à se réveiller, il se met à remarquer les contradictions du discours de son gourou. C’est alors qu’il se demande si la source d’information unique qu’on lui impose est si fiable que cela. Un jour, l’adepte saute le pas et recherche activement des sources d’informations plus ouvertes.

Pour tenter d’élargir notre perspective face à la crise du COVID 19, je propose d’aller chercher des informations sur un site que nul ne pourrait qualifier de complotiste, puisqu’il n’obtient ses données que de sources officielles, notamment l’OMS.

Worldometer (site en langue anglaise) est un observatoire des statistiques mondiales qu’il publie et met à jour en temps réel .

En examinant les chiffres donnés par Worldometer depuis le 31 décembre 2019, début officiel de la crise du Covid 19 en Chine, j’ai constaté que le nombre de morts dues au virus n’était jamais mis en perspective par rapport au nombre de morts de causes différentes. Il existe une page entièrement dédiée au COVID-19. Sur cette page ne figurent que trois chiffres (nombre de cas, nombre de décès, nombre de malades ayant recouvré la santé) et quatre graphes (cas actifs, cas inactifs, morts par jour, nouveaux cas par jour).

Au 17 janvier 2021, Worldometer m’informe que, sur une population mondiale actuelle de 7 839 637 700 (arrondi à l’inférieure) :

  • 95 067 241 personnes ont été infectées par le COVID 19 depuis le 31 décembre 2019.
  • 2 031 875 personnes dans le monde sont mortes du COVID 19 depuis le 31 décembre 2019.

Les chiffres relatifs aux autres causes majeures de décès dans le monde sont accessibles dans la catégorie « santé » d’une autre page, où l’on trouve également pêle-mêle des données statistiques concernant la politique, l’environnement, l’énergie, etc.

Parmi les chiffres disponibles concernant les causes de mortalité dans le monde hors COVID-19 depuis le début de cette année, soit dix-sept jours, on trouve aussi, entre autres : 

  • 37 839 personnes mortes à cause de l’eau polluée, la seule à laquelle ils ont accès, depuis le 1er janvier 2021.
  • 224 625 personnes mortes de maladie directement causée par le tabac depuis le 1er janvier 2021.
  • 48 185 personnes qui se sont suicidées depuis le 1er janvier 2021.
  • 75 542 personnes mortes du SIDA depuis le 1er janvier 2021.

Enfin on découvre un chiffre qui glace le sang : 502 433 personnes sont mortes de faim depuis le premier jour de cette nouvelle année. Sur Worldometer, un compteur affiche en temps réel l’augmentation du nombre de morts: le temps pour moi d’écrire ces mots, nous voici déjà à 502 451. Ces chiffres incontestables proviennent de l’OMS, de l’United Nations World Food Programme et de l’UNICEF.

Si on clique sur les liens vers ces organismes prestigieux, on peut remonter dans le passé, en fouillant dans leurs archives. Alors on trouve des informations curieuses, qui nous obligent à nous poser des questions.

En 2005 par exemple, pic de l’épidémie de SIDA selon ONUSIDA, 1,9 million de personnes sont morts de cette maladie infectieuse, qui fut un jour qualifiée de « nouvelle peste du 20è siècle ». Le monde s’est-il arrêté pour autant en 2005 ?

Le « Center for Disease Control and Prevention » du gouvernement des Etats-Unis affirme également que depuis des décennies, 7 millions de personnes en moyenne meurent chaque année de maladies causées par le tabac. L’industrie du tabac a-t-elle été jamais interdite pour autant? Les enfants de parents fumeurs ont-ils dû porter des masques filtrants pour les protéger des ravages du tabagisme passif ?

Concrètement, une solution concertée vigoureuse et efficace a-t-elle été jamais mise en place au niveau international pour nourrir les affamés et permettre l’accès à l’eau potable au plus grand nombre ? Force est de constater que non : les gouvernants de notre planète semblent incapable d’agir à l’unisson pour combattre ces fléaux dévastateurs.

Mais étonnamment, dans le cas du COVID-19, la quasi-totalité des gouvernements mondiaux s’allient spontanément et décident d’un commun accord, en un temps record, que seules des mesures extrêmes au coût social, économique et psychologique exorbitant, peuvent nous sauver du scénario catastrophe qu’ils nous prédisent.

Revenons à mon ancienne secte. A l’époque, lorsque quelqu’un me démontrait, chiffres à l’appui, que je donnais à fonds perdu mon argent et mon temps à un gourou qui ne me proposait rien en échange, je répondais : « Oui, mais… la vie de beaucoup d’adeptes s’est améliorée grâce à lui : en lui obéissant, en faisant croître la secte, je participe à une œuvre collective pour le bien de l’humanité.»

Aujourd’hui, quand je dis à un adepte de ce que j’appelle l’anticovidisme : « Regardez les chiffres officiels, les chiffres approuvés, estampillés OMS, et tirez-en vos propres conclusions. », il me rétorque : « Oui, mais… il y a quand même des morts: en me conformant à tout ce qu’on veut que je fasse dans le but de combattre le virus, je me montre bon citoyen et j’œuvre pour la collectivité.»

Pourtant selon les chiffres donnés par Worldometer, à peine 1,21% de la population mondiale a été infectée par le virus COVID 19 depuis le début de la crise, et le taux de survie en cas d’infection est de 97,86%.

En dépit du discours qui nous est asséné par la majorité des média, est-ce-que les chiffres officiels, une fois analysés et mis en perspective, nous donnent réellement à penser que nous sommes au seuil d’une apocalypse ?

Mon ex-gourou parlait sans arrêt d’apocalypse. Et il nous dictait sa volonté jour après jour en nous promettant le salut, à condition que nous lui prouvions notre soumission par une obéissance constante. « Sortir de la secte » exige un travail minutieux de mise en contexte et d’analyse des informations dont nous disposons. C’est la première étape.

« La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. » - Albert Einstein
 

Marilis Valo est écrivain.
www.marilisvalo.org

Cette tribune se poursuit par Sortir de la secte, étape 2 – prédictions et suggestion : désamorcer l’effet nocebo.

 

Auteur(s): FranceSoir

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