"L'Ukraine a bon dos": Michel-Edouard Leclerc fustige certaines hausses de prix "suspectes"

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FranceSoir
Publié le 01 juillet 2022 - 17:30
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JOEL SAGET / AFP
Michel-Edouard Leclerc, patron des enseignes Leclerc.
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Le médiatique président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a estimé le 30 juin sur BFM TV que « la moitié des hausses de prix » demandées par les industriels de l'agro-alimentaire n'étaient « pas transparentes et [étaient] suspectes ». Aussi, il a appelé l'Assemblée nationale à lancer une commission d’enquête en vue d’examiner les « origines de l’inflation ».

« J'aimerais bien que les députés [...] ouvrent une commission d'enquête sur les origines de l'inflation, sur ce qui se passe sur le front des prix depuis les transports jusqu'aux consommateurs », a lancé le patron des enseignes Leclerc, qui pense que « beaucoup des hausses demandées sont des hausses d'anticipation, voire de spéculation ». D’après lui, certaines hausses de prix sont sans lien avec le conflit militaire en cours en Ukraine.  « L'Ukraine a bon dos », a-t-il ainsi raillé, mettant en cause les spéculateurs et certains grands groupes internationaux.

Devant la flambée des coûts de production liée à la situation en Ukraine, le gouvernement avait demandé mi-mars aux distributeurs et industriels de l'agroalimentaire à réviser et renégocier les contrats tout juste signés le 1er mars au terme des négociations commerciales.

Ces contrats fixent le prix de certains des produits qui seront vendus dans l'année en grandes surfaces. Le premier tour des négociations s’était conclu sur une augmentation moyenne de 3% des prix facturés par les industriels aux distributeurs.

Or, juge aujourd'hui Michel-Edouard Leclerc, ces renégociations ont « donné la prime à la surenchère ». « Quand un fournisseur arrive avec ses factures, on lui demande la transparence. Je comprends que les petites entreprises [soient fortement affectées par] le prix du verre, de l'aluminium », a-t-il souligné. « Pour les plus petits que nous, on a du discernement et on [accepte] leurs hausses » de prix.

Il a en revanche fustigé « les grandes entreprises internationales [qui sont arrivées] avec des factures de transport en augmentation de 15, 20, 30%, notamment les prix des containers qui ont augmenté de 30% ». Ce, alors que « les sociétés de transport sortent des bénéfices par milliards l'année dernière », a-t-il pointé du doigt.

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