La banque centrale suisse relève les exigences de réserves minimales pour les banques

Auteur(s)
AFP
Publié le 22 avril 2024 - 13:20
Image
UBS
Crédits
Unsplash
UBS
Unsplash

SUISSE - La banque centrale suisse va renforcer les exigences pour les réserves minimales des banques basées dans le pays, a-t-elle annoncé lundi, pesant sur le cours de Bourse d'UBS, en baisse dans le sillage de cette annonce. 

La Banque nationale suisse (BNS) va faire passer l’exigence en matière de réserves minimales à 4%, contre 2,5% actuellement, indique-t-elle dans un communiqué, précisant qu'elle va pour ce faire adapter une ordonnance avec effet au 1er juillet. La BNS va également revoir le calcul des engagements résultant des dépôts de la clientèle, selon le communiqué. 

"Étant donné que les avoirs à vue détenus par les banques pour satisfaire à l'exigence en matière de réserves minimales ne sont pas rémunérés, ces adaptations réduisent les charges d'intérêts de la Banque nationale", détaille l'institution monétaire. 

En Bourse, l'action du géant bancaire UBS a chuté dès les premiers échanges à la suite de cette annonce. A 10H11 GMT, le titre perdait 1,58% à 25,29 francs suisses, à la traîne du SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, en repli de 0,01%. 

Ce renforcement des exigences de la BNS concernant les réserves minimales intervient alors qu'un durcissement des règles concernant les règles pour les banques considérées comme trop grosses pour les laisser faire faillite se profile en Suisse. 

L'an passé, les autorités suisses avaient dû voler au secours de Credit Suisse, la deuxième plus grande banque du pays. Pour éviter sa faillite, les autorités suisses avaient trouvé un accord avec UBS pour contraindre la banque à racheter son ex-rivale. La fusion des deux plus grandes banques du pays a en conséquence fait naître un géant qui suscite des inquiétudes entre autres en raison de la taille de l'établissement par rapport à l'économie du pays. 

Début avril, le Conseil fédéral a dévoilé ses projets concernant un train de mesures visant à durcir les règles applicables aux banques trop grosses pour faire faillite. 

Ce durcissement concerne notamment les fonds propres et pourrait obliger UBS à mettre de côté des sommes supplémentaires de l'ordre de 15 à 25 milliards de francs suisses (15,45 à 25,75 milliards d'euros) selon les mesures retenues, d'après les calculs d'experts qui ont circulé dans la presse suisse. 

Interrogée par le quotidien suisse Tages-Anzeiger, la ministre des finances, Karin Keller-Sutter, a déclaré la semaine passée que ces montants sont "plausibles". 

 

L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.

Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement  car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.

Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.

Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.

Je fais un don à France-Soir

Dessin de la semaine

Portrait craché

Image
Obama
Barack Obama, un continuum Soros/WEF teinté d’un paradoxe Kissinger/Nobel
PORTRAIT CRACHE - Barack Obama est ce personnage contradictoire, ambigu, voire bicéphale, prêcheur de justice sociale financé par des Soros, Buffet et Goldman Sachs, v...
25 mai 2024 - 12:00
Politique
26/05 à 11:11
Soutenez l'indépendance de FS

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de France-Soir est confirmée.

La newsletter France-Soir

En vous inscrivant, vous autorisez France-Soir à vous contacter par e-mail.