Covid-19 : les animaux, victimes collatérales de notre consommation de masques

Covid-19 : les animaux, victimes collatérales de notre consommation de masques

Publié le 19/04/2021 à 12:06
ANTHONY WALLACE / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): FranceSoir
-A +A

Le masque est devenu en un an l’objet incontournable de nos journées depuis le début de l’épidémie mondiale liée à la Covid-19 : il ne nous quitte pas, voire il envahit notre quotidien. Et pourtant, cette consommation aurait un impact important sur l’environnement : la pollution par les masques et les gants en latex aurait bondi de manière spectaculaire en un an. OceansAsia estime à 1,56 milliard le nombre de masques ayant rejoint les océans en 2020. Sachant qu’un masque chirurgical mettrait au minimum 450 ans à se désagréger selon les informations de France Inter, nous sommes face à une nouvelle forme de pollution touchant la faune et la flore. 

Une étude a été publiée fin mars par des chercheurs néerlandais, dans la revue Animal Biology. Les auteurs de l’étude, Auke-Florian Hiemstra et Liselotte Rambonnet, estiment « que nous utilisons chaque mois 129 milliards de masques et 65 milliards de gants dans le monde ». Les victimes collatérales seraient les animaux : soit ils ingèrent ces déchets et risquent l’indigestion soit ils sont piégés dedans et finissent par mourir d’épuisement après avoir tenté de s’en réchapper. Ces derniers temps, des singes ont été vus en train de mâcher des masques de protection, des poissons ont été piégés dans des gants en latex aux Pays-Bas et des oiseaux ont été repérés construisant leur nid avec des gants et des masques à Amsterdam.

Ils ne seraient pas les seuls concernés selon l’étude : chauves-souris, renards, hérissons, crabes, pieuvres, chats, chiens en souffriraient également… Un manchot de Mangellan échoué sur une plage du Brésil avait un masque facial dans l’estomac. « Les animaux s'affaiblissent parce qu'ils s'emmêlent ou meurent de faim à cause du plastique dans leur estomac. Les vertébrés et les invertébrés sur terre, dans l'eau douce et dans l'eau de mer s'emmêlent ou sont piégés dans les déchets du coronavirus », nous disent les auteurs de l’étude.

Ces derniers ont choisi de s’appuyer sur des sources différentes dans le monde entier pour enrichir leur étude : les réseaux sociaux, les journaux locaux, des photographes spécialisés, les ramasseurs de déchets, des spécialistes des animaux… Un site internet est à disposition de tous pour partager les situations malheureuses d’animaux piégés par un masque ou gant jetable et pour "mesurer toute l'ampleur de ce problème". 

Auteur(s): FranceSoir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Gary Stokes, fondateur de l'organisation environnementale OceansAsia ramasse des gants usagés sur la plage de Hong-Kong

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-