Accusation de viol contre trois surveillants de la prison de Meaux: une affaire Théo derrière les barreaux

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 16 octobre 2017 - 18:06
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Un surveillant de prison à Fresnes, le 20 septembre 2016
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© PATRICK KOVARIK / AFP
Les trois surveillants pénitentiaires nient les faits.
© PATRICK KOVARIK / AFP
Trois surveillants pénitentiaires de la prison de Meaux ont été placés ce lundi en garde à vue après qu'ils ont été accusés de violences et de viol par un détenu. Une affaire qui intervient dans un climat social tendu dans cette profession, et qui rappelle l'agression du jeune Théo par des policiers à Aulnay-sous-Bois.

Les accusations rappellent l'affaire Théo, avec des surveillants pénitentiaires dans le rôle des policiers et la prison de Meaux (Seine-et-Marne) remplaçant les rues d'Aulnay-sous-Bois. Une enquête préliminaire révélée par M6 a été ouverte concernant trois gardiens de l'établissement, accusés de violences et de viol par un détenu. Ils ont été placés en garde à vue ce lundi 16.

Selon les premiers éléments dévoilés, les trois surveillants sont soupçonnés d'avoir, début octobre, immobilisé au sol le détenu qui venait de commettre "une tentative de rébellion". Il accuse l'un des surveillants de l'avoir ensuite violé avec une barre de sondage, un objet servant à tester l'intégrité des barreaux.  

Suite à ces allégations, niées en bloc par les trois hommes en question, une "demande d'explication" leur a été adressée par l'administration pénitentiaire. Celle-ci fait également savoir qu'elle n'a pas eu accès au dossier médical de la personne, élément clé pour déterminer la véracité des faits. Selon LCI, les médecins de l'hôpital de Meaux auraient constaté des lésions "compatibles" avec un viol.

Un délégué syndical qualifie ces accusations d'"infondées et impossibles", notamment parce que les barres à sondage ne sont pas censées se trouver dans les quartiers disciplinaires.

L'enquête s'annonce sensible. Le mécontentement des surveillants pénitentiaires étant palpable depuis plusieurs mois face au manque de moyens et aux agressions dont-ils sont victimes, et matérialisées par des manifestations. Le cas de Théo, jeune habitant d'Aulnay-sous-Bois accusant plusieurs policiers de faits similaires, avait entraîné plusieurs nuits de violence en Seine-Saint-Denis ainsi qu'un vaste débat toujours en cours sur la définition du "viol".

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