Les parents d'Ambre, morte à 46 jours sous les coups, devant la justice

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Les parents d'Ambre, morte à 46 jours sous les coups, devant la justice

Publié le 31/05/2018 à 16:50 - Mise à jour à 17:04
© DAMIEN MEYER / AFP
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Le procès des parents de la petite Ambre, morte à un mois et demi après des semaines de mauvais traitements, a débuté mercredi à Saint-Omer. Le père est poursuivi pour torture et actes de barbarie sur sa fille et violences sur sa compagne, la mère est mise en cause pour l'avoir laissé faire.

Le procès des parents de la petite Ambre, morte à 46 jours après avoir subi les mauvais traitements de son père pendant presque toute sa courte vie, a débuté mercredi 30. Une affaire jugée aux assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) dans laquelle à l'horreur du calvaire subie par l'enfant s'ajoute la détresse sociale évidente des parents.

Lui, enfant adopté, qui faisait déjà à l'adolescence des crises de violence, perçoit l'allocation adulte handicapé. Son projet de devenir policier se résume à faire la circulation dans la rue en se prenant pour un agent, rapporte Le Parisien.

Elle est issue d'une fratrie de sept enfants aux trois pères différents et a connu les familles d'accueil et les foyers dès sa plus tendre enfance. Elle raconte avoir été violentée par son compagnon, ce qu'il ne nie pas.

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C'est de ses deux personnes abîmées par la vie que naît Ambre le 5 avril 2015. Sa vie sera courte et marquée par les violences, sans que l'on sache encore si son père avait conscience de ce qu'il lui infligeait.

Très vite le couple se montre incapable de gérer le bébé et ses cris. Le père se rend compte qu'Ambre cesse de pleurer quand il la secoue. Cela deviendra donc sa réponse de prédilection. Apparemment sous son emprise ou simplement amoureuse, la mère ne s'oppose qu'en mettant le son de la télévision à fond pour couvrir les cris du nourrisson. Des photos retrouvées sur le téléphone portable du père et le expertises montrent qu'il tenait parfois sa fille de quelques semaines à une main, suspendue par les bras ou les jambes.

Une première visite de la Protection maternelle infantile, sollicitée par le couple, ne relèvera rien d'anormale et les agents ne parviendront plus à rencontrer la famille par la suite.

L'issue tragique intervient le 16 mai 2015 lorsque le couple appelle le Samu. L'enfant souffre d'un œdème cérébral, présente des ecchymoses et deux fractures visibles, mais les examens complémentaires en montreront de nombreuses autres sur tout le squelette. Ambre décède le 21 mai.

Devant la cour d'assise de Saint-Omer, le père a reconnu les faits et fait part de sa "honte". Selon l'expertise psychiatrique, son discernement était altéré mais pas aboli au moment des faits. Il devra donc répondre d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort de sa fille sans l’intention de la donner, trois circonstances aggravantes (l'âge, le lien de parenté et le décès) qui chacune suffise à lui faire encourir la perpétuité.

Il devra également répondre des violences contre sa compagne, elle-même poursuivie pour non assistance à personne en péril.

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Le père d'Ambre encoure la prison à perpétuité pour avoir secoué et frappé sa fille à mort.

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