Un Français soupçonné de liens avec Chérif Kouachi arrêté en Bulgarie

Auteur(s)
AS
Publié le 13 janvier 2015 - 12:54
Image
Fritz-Joly Joachin dans une salle du tribunal de Haskovo (Bulgarie) le 12 janvier 2015.
Crédits
©Reuters
Fritz-Joly Joachin dans une salle du tribunal de Haskovo (Bulgarie) le 12 janvier 2015.
©Reuters
Un Français arrêté en Bulgarie alors qu'il tentait de se rendre en Syrie est soupçonné d'avoir eu des liens avec Chérif Kouachi, un des deux auteurs de la fusillade de "Charlie Hebdo". Son extradition doit être décidée vendredi 16.

L'enquête sur les attentats qui ont tué 17 personnes à Paris à Charlie Hebdo, à Montrouge et porte de Vincennes continue après la mort des tueurs, Amedy Coulibaly et les frères Kouachi vendredi 9. La police recherche toujours d'éventuels complices.

La justice bulgare a annoncé ce mardi qu'un Français avait été arrêté dans le pays le 1er janvier alors qu'il tentait de rejoindre la Syrie. Fritz-Joly Joachin était, au moment de son interpellation, à bord d'un bus en route vers la frontière bulgaro-turque, avec son fils de 3 ans.

Il est soupçonné d'avoir entretenu des liens avec Chérif Kouachi, un des deux auteurs de la fusillade de Charlie Hebdo qui a fait 12 victimes mercredi 7. Un mandat d'arrêt européen avait été émis à son encontre après que sa femme l'eut accusé d'avoir enlevé leur fils le 30 décembre pour l'emmener près de djihadistes en Syrie et l'éduquer dans les principes de l'islam radical.

Le mandat d'arrêt accuse cet homme d'origine haïtienne, âgé de 29 ans, de "participation à un groupe criminel armé dont l'objectif était l'organisation d'actes terroristes". "Avant son départ le 30 décembre pour la Turquie, il a été plusieurs fois en contact avec l'un des deux frères, Chérif Kouachi", précise le mandat.

La justice bulgare doit rendre sa décision relative à son extradition ce vendredi 16 janvier. Fritz-Joly Joachin n'a pas opposé de résistance à sa possible extradition. Le ministre de l'Intérieur bulgare, Veselin Vuchkov, a estimé au micro de la radio nationale BNR que "détecter et arrêter les personnes qui traversent la Bulgarie n'est pas un problème", à la condition qu'elles soient signalés, sinon "il est très difficile de faire quoi que ce soit contre elles".