SIDA, maladies auto-immunes, hépatites infantiles: multiplication des syndromes induits par le SARS-CoV-2 ou les rappels vaccinaux - Jean-Marc Sabatier

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FranceSoir
Publié le 27 avril 2022 - 20:08
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Jean-Marc Sabatier, directeur de recherches au CNRS.
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ENTRETIEN [2/3] — Que savons-nous du système rénine-angiotensine dont le dysfonctionnement engendre les maladies Covid ? Comment la protéine Spike du virus, mais également la protéine Spike vaccinale, peuvent-elles affecter les organes sexuels de l'homme et de la femme, menaçant la libido et la fertilité ? Qu'est-ce que le syndrome d'activation mastocytaire ? Les multiples rappels de la vaccination contre le SARS-CoV-2 peuvent-ils induire un syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) ? La répétition vaccinale peut-elle conduire à des phénomènes d'auto-immunité ou les aggraver ? Quels risques représente la vaccination pour les femmes enceintes et pour les enfants ? L'ARN codant pour la protéine Spike reste-t-il au niveau du muscle deltoïde, comme cela a souvent été affirmé, ou peut-il se déplacer vers d'autres organes ? Le corps de chaque personne étant devenu la plateforme vaccinale, comment contrôler la quantité de protéine Spike produite par l'organisme, qui peut varier selon les personnes, l'âge et qui ne serait pas forcément adéquate ? Des segments d'ARN peuvent-ils être réinscrits dans l'ADN ? Que sait-on de l'intégration dans le génome ? Quelle est l'origine du Covid long ? Comment l'identifier ? Quelles sont les explications physiologiques aux phénomènes observés ?

Telle sont les questions abordées par Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS et docteur en biologie cellulaire et microbiologie, affilié à l'institut de neurophysiopathologie à l'université d'Aix-Marseille, avec qui nous nous sommes entretenus.

Nous précisons que Jean-Marc Sabatier s'exprime ici en son nom.

Aujourd'hui, nous publions la deuxième partie de cet entretien.

Lire ou relire la première partie de l'entretien


Dans les entretiens que vous aviez donnés fin décembre 2021, vous alertiez sur les risques de rappels vaccinaux. Vous précisiez que ces vaccins n’avaient plus d’efficacité, puisqu'ils étaient élaborés à partir de la protéine Spike du virus de Wuhan, disparu depuis bientôt deux ans. 

Au-delà de l’inefficacité de cette vaccination, c’étaient le dérèglement de l’immunité innée et les effets délétères induits par la protéine Spike qui semblaient vous inquiéter plus particulièrement.

Si Omicron est très peu létal, vous avez écrit qu’il « a été mis en évidence qu’une proportion anormalement élevée de personnes vaccinées contre le SARS-CoV-2 présentent des formes plus graves du Covid-19, que lors d’une infection virale de personne non vaccinée. »

Chaque mois, les Britanniques présentent les données de sécurité sanitaire. En août, le rapport de l’UKHSA (United Kingdom Health Security Agency) exposait des chiffres qui montraient que les vaccinés étaient plus à risques que les non-vaccinés, faisant craindre un affaiblissement du système immunitaire. Six mois plus tard, les données de février-mars montrent une dégradation alarmante du système immunitaire chez les personnes qui ont reçu des rappels de vaccins contre le Covid. Ce rapport détaille l’évolution des cas de Covid en fonction de l’âge, mais également du statut vaccinal (1, 2 ou 3 doses).
L’étude montre que l’immunité des triples vaccinés chute plus rapidement face au SARS-CoV-2, que celle des doubles vaccinés ou des simple vaccinés. Cependant, un phénomène encore plus étonnant encore montre que la protection des vaccinés n’atteint même pas le seuil de protection des non vaccinés, mais se situe à des seuils bien en dessous.

Certains scientifiques comme le Dr Eads, qui traitent les pathologies post vaccinales, parle de cas de syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) induite par la vaccination, notamment après la première dose. Pouvez-vous nous confirmer ce phénomène ?

En effet, une vaccination anti-Covid-19, avec des multiples rappels, va induire chez les vaccinés un syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), parfois appelé syndrome d’immunodéficience induite (SIDI). En fait, une certaine proportion de la protéine Spike produite par les vaccins (vaccins à ARNm et à vecteurs viraux) ou contenue dans les vaccins (vaccins à protéine Spike recombinante ou à virus inactivés), est potentiellement capable de se fixer sur le récepteur ECA2 des cellules cibles, comme le fait le virus SARS-CoV-2 (et ses variants). Ainsi, cette protéine Spike vaccinale, -qui interagit avec le récepteur ECA2 des cellules –, va produire les mêmes effets « délétères » que le virus, c’est-à-dire un dysfonctionnement du SRA (avec la suractivation de son récepteur AT1R).

Le SRA contrôle l’immunité innée (les cellules de l’immunité innée sont les monocytes, macrophages, cellules dendritiques, granulocytes, mastocytes et cellules NK tueuses), via le récepteur AT1R couplé à des récepteurs « Toll-like » (TLRs) de reconnaissance de motifs moléculaires. Le dysfonctionnement du SRA va donc s’accompagner d’un dérèglement de l’immunité innée qu’il pilote. L’immunité innée (qui est non spécifique d’un microbe) est responsable du déclenchement ultérieur de l’immunité adaptative/acquise (qui est spécifique d’un microbe), basée sur les lymphocytes T et B. Ainsi, le dérèglement de l’immunité innée, se traduit également par un dérèglement de l’immunité adaptative/acquise, c’est-à-dire à un dérèglement généralisé du système immunitaire. En conclusion, les injections vaccinales répétées, peuvent se traduire par l’apparition d’un SIDA (ou SIDI) chez les personnes multi-injectées/vaccinées.

Par ailleurs, il a été rapporté que des injections vaccinales répétées d’un même antigène quel qu’il soit (ici la protéine Spike du SARS-CoV-2), à des niveaux qui dépassent le seuil « critique », conduisent inévitablement à un dérèglement de l’immunité innée, et à l’apparition de troubles auto-immuns. Ainsi, pour les vaccins anti-Covid-19 actuels, il existe au moins deux bonnes raisons scientifiques de ne pas procéder à des injections vaccinales multiples, avec (1) l’action directe et néfaste de la protéine Spike sur l’immunité innée (via le SRA suractivé), et (2) la répétition des injections qui dérègle aussi l’immunité innée de l’hôte.

Quels sont les points communs et les différences avec l’infection par le VIH ?

Votre question me fait remonter à mes premières années de recherche (vers 1985), années durant lesquelles j’ai eu le privilège de travailler avec le professeur Luc Montagnier (Institut Pasteur de Paris) sur le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Le VIH est un rétrovirus à ARN double brin, tandis que le SARS-CoV-2 est un beta-coronavirus à ARN simple brin. Ces deux virus appartiennent à des familles distinctes. Ils ont néanmoins en commun d’induire une immunodéficience chez l’hôte. Les modes d’action de ces virus sur notre système immunitaire ne sont pas les mêmes. Le VIH s’attaque directement au système immunitaire, en infectant une sous-population de lymphocytes T, les lymphocytes T auxiliaires exprimant le récepteur CD4 (sur lequel se fixe le virus via sa glycoprotéine d’enveloppe gp120). Le VIH, infecte également directement ou indirectement les macrophages via le récepteur CD4 et des anticorps « facilitants » interagissant avec le récepteur Fc(gamma)R, respectivement. Le VIH est aussi capable d’infecter les cellules épithéliales et nerveuses par un autre récepteur cellulaire, le galactosylcéramide. Les lymphocytes CD4+ (lymphocytes T auxiliaires) sont chargés de coordonner la réponse immunitaire. Lorsque le VIH détruit ces cellules, il affecte le fonctionnement du système immunitaire, d’où un SIDA.

Le SARS-CoV-2 induit un dysfonctionnement du SRA en se fixant sur le récepteur ECA2 des cellules cibles. Le SARS-CoV-2, par son action sur les récepteurs cellulaires AT1R (du SRA) et « Toll-like » (TLRs, notamment TLR4), provoque un syndrome d’activation macrophagique (hyperactivation des macrophages) « délétère », et une hémophagocytose (les macrophages tuent des globules rouges, certains globules blancs et des plaquettes sanguines). Ce syndrome d’activation macrophagique conduit à la mort de lymphocytes (lymphocytopénie), dont les lymphocytes T (lymphocytes auxiliaires CD4+ et cytotoxiques CD8+), les lymphocytes B (producteurs d’anticorps), ainsi que de cellules NK tueuses. En parallèle, il provoque une prolifération des granulocytes neutrophiles de l’immunité innée (neutrophilie). Le SARS-CoV-2 peut également induire un syndrome d’activation mastocytaire (SAMA) qui affecte l’activité de dégranulation des mastocytes de l’immunité innée, et une mastocytose (prolifération des mastocytes).

Est-ce réparable dans tous les cas, ou bien existe-t-il un point de non-retour ?

Ceci est plus ou moins réparable en fonction de la gravité de l’infection virale et va dépendre aussi des individus infectés (âge, état général, existence ou non de comorbidités, facteurs génétiques, sensibilité aux traitements médicamenteux, alimentation, dangerosité de la souche virale, etc.). Dans le cas d’une infection au VIH, l’utilisation d’antiviraux est nécessaire pour un contrôle strict de la prolifération du virus. Dans le cas d’une infection au SARS-CoV-2, il apparait nécessaire de freiner la suractivation du SRA et de son récepteur « délétère » AT1R (à l’origine des divers symptômes et maladies Covid-19).

Dans la deuxième partie de notre dernier entretien, en décembre 2021, vous préconisiez une supplémentation en vitamine D, zinc et magnésium, ainsi qu’une supplémentation en vitamine C liposomale et glutathion. Cette supplémentation était destinée à lutter contre les effets secondaires du Covid, mais également à rétablir ou à réparer l’immunité endommagée des personnes vaccinées. Si ces supplémentations ne sont pas suffisantes, peut-on imaginer que ces personnes aient besoin de médicaments semblables à ceux prescrits aux personnes qui ont développé un SIDA suite à une infection par le VIH ?

Certains antimicrobiens (antiviraux analogues de nucléosides, mais également antiparasitaires, antibactériens et antifongiques) peuvent être efficaces pour lutter contre l’infection au SARS-CoV-2. Parmi eux, seuls les antiviraux analogues de nucléosides, sont utilisés contre le VIH. D’autres composés d’intérêt (non utilisés dans le cadre du traitement d’une infection au VIH) existent pour contrecarrer les effets délétères du SARS-CoV-2 - voire de la protéine Spike vaccinale - tels que les antagonistes de AT1R (sartans), les inhibiteurs de la rénine (aliskiren), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine-1 (captopril), les molécules impliquées dans la régulation négative du SRA (angiotensine(1-7), angiotensine(1-9), angiotensine IV, alamandine, angiotensine A), la déxaméthasone, le paxlovid, le molnupiravir, les anti-histaminiques (cétirizine, kétotifène, famotidine, clarytine, zyrtec) et anti-leucotriènes (montelukast), l’aspirine, l’etoposide, le cromoglycate de sodium et autres.

Certaines plantes, telles que l’artemisia annua (armoise annuelle) ou le ginkgo biloba (arbre aux mille écus), semblent également d’intérêt pour leurs principes actifs (artémisinine, quercétine, flavonoïdes, terpénolactones).

Certaines personnes ont contracté le Covid deux fois de suite. Il s’agissait d’Omicron et de son sous-variant le BA.2. Ces personnes étaient vaccinées. Que peut-on conclure de cette situation ? Les anticorps neutralisants de la première infection par Omicron auraient-ils été « contrariés dans leur action » par les anticorps facilitants issus d’une vaccination obsolète depuis les nouveaux variants ? 

Avec le temps, il existe une dérive progressive du virus SARS-CoV-2 vers des variants et sous-variants de moins en moins agressifs et létaux, mais de plus en plus contagieux. Ceci est dû aux nombreuses mutations dans les protéines virales lors des cycles réplicatifs, et notamment dans la protéine Spike. Cette émergence de nouveaux variants (et sous-variants) du SARS-CoV-2 est accélérée par la pression de sélection exercée par la vaccination. Cette vaccination est devenue obsolète, car elle repose sur une protéine Spike vaccinale dérivée de la souche originelle du SARS-CoV-2 de Wuhan, qui ne circule plus depuis près de deux ans. Avec les injections vaccinales répétées ou l’infection naturelle, la balance anticorps « neutralisants » / anticorps « facilitants » est devenue de plus en plus défavorable, c’est-à-dire que les anticorps « facilitants » sont devenus majoritaires par rapport aux anticorps « neutralisants » favorisant ainsi l’infection au SARS-CoV-2 (ici le sous-variant BA.2 très contagieux du variant Omicron) suivant un phénomène appelé ADE (« antibody-dependent enhancement » ou « facilitation de l’infection dépendante des anticorps »).

Avec le professeur Jacques Fantini, nous avions alerté sur les risques potentiels de l’ADE, au regard des injections vaccinales multiples dès 2021. Il est donc vital de ne plus faire de rappels vaccinaux avec ces vaccins obsolètes (et parallèlement dangereux pour notre organisme), car on favorise l’infection des personnes vaccinées tout en altérant leurs systèmes immunitaires (SIDA/SIDI).

Dans le Plan de Gestion des Risques, le laboratoire pharmaceutique Pfizer présente les informations manquantes au 29 avril 2021. Rien n’est mentionné chez les patients souffrant de maladies auto-immunes ou de problèmes inflammatoires. Malgré cela, la FDA donne l’autorisation pour toutes les personnes de plus de 16 ans. Les personnes à risques ont été vaccinées en priorité, ce qui sous-entendait les personnes atteintes de maladies auto-immunes. En France, toutes les autorités (HAS, DGS etc..) ont encouragé les patients immunodéprimés ou souffrant de maladies auto-immunes à se faire vacciner. 

Aujourd’hui, dans les pays occidentaux, ces personnes ont reçu un nombre bien plus élevé de vaccins que le reste de la population. Les rappels ayant commencé plus tôt, certaines d’entre elles en sont à leur cinquième dose. Nous avons eu des témoignages de personnes atteintes notamment de sclérose en plaques qui disent n’avoir produit aucun anticorps suite à ces multiples injections. Face à cet échec, les médecins continuent à promouvoir la vaccination et avancent comme argument qu’il y aurait une action sur les lymphocytes T qui garderaient en mémoire le passage des vaccins.

Le 1er février 2022, le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a déclaré : « la vaccination peut être un facteur de génération de maladie auto-immune chez une personne prédisposée… Est-ce que les vaccins répétés pourraient induire des phénomènes d’auto-immunité plus fréquents ? Je ne sais pas ! » Après cette déclaration, aucune autorité n’a pris la décision d’interrompre la vaccination pour ces patients, le temps de procéder à des vérifications.

Pensez-vous que les vaccins répétés pourraient induire des phénomènes d’auto-immunité ou les aggraver ?

Je pense effectivement que les injections vaccinales (anti-Covid-19) répétées chez les personnes souffrant de maladies auto-immunes sont une erreur majeure, sur laquelle j’avais alerté. Pourquoi ? Parce que la protéine Spike vaccinale peut agir comme le virus en se fixant sur le récepteur ECA2, et faire ainsi dysfonctionner le SRA qui contrôle l’immunité innée. Les cellules de l’immunité innée sont responsables de la reconnaissance des molécules du « soi » et du « non soi » (celles provenant principalement de microbes). Ces cellules doivent s’attaquer sélectivement aux molécules du « non soi », mais lorsqu’elles sont dysfonctionnelles, peuvent s’attaquer à des molécules du « soi », ce qui peut conduire à l’apparition de maladies auto-immunes.

Lorsqu’une maladie auto-immune est préexistante chez le vacciné, la vaccination peut provoquer une aggravation de cette maladie. Ainsi, la vaccination chez ces personnes ne devrait pas être recommandée, car le rapport bénéfices/risques est clairement très défavorable.

Comment expliquez-vous une telle précipitation ? Les médecins ont-ils oublié le "primum non nocere" ?

À mon sens, de nombreux médecins ne se posent pas de questions et se reposent sur les recommandations émises par nos autorités sanitaires, tandis que les autorités sanitaires suivent les directives de l’État qui promeut aveuglément - de manière irresponsable - la vaccination (et les rappels) à outrance de la population. Ceci met en grand danger nos santés, et il est à craindre que l’on se dirige vers une vaste catastrophe sanitaire dans un futur proche. Le principe de précaution n’est pas appliqué à ce jour, et on avance à l’aveuglette - à la force des baïonnettes (via l’obligation et/ou les sanctions) - en direction du mur… Le choc pourrait être violent et il sera malheureusement impossible de revenir en arrière. Les dégâts sur la santé seront irréversibles. Espérons que cela n’affectera pas les générations futures.

Les autorités ont-elles agi sous l’emprise de la peur ? Peur d’être accusées de ne rien faire ? Comment pensez-vous cette situation inédite ?

Je pense que les autorités suivent la feuille de route de l’État (qui est certainement celle de nombreux pays) ; celle-ci est vraisemblablement écrite de longue date. Je crois que les aspects sanitaires sont secondaires dans cette feuille de route. Faut-il attendre le choc avant de modifier cette feuille de route et quels sont les moyens pour les citoyens de la modifier ? Là est la question.

Comme le rappelle la biostatisticienne Christine Cotton dans son rapport, les femmes enceintes ou allaitantes sont exclues des essais cliniques, car faisant partie d’une population protégée selon les lois de protection des patients. Bien que les femmes enceintes aient été exclues des essais cliniques, elles ont, elles aussi, fait l’objet de vaccinations en vie réelle. Dans les premières analyses des effets secondaires du vaccin dévoilées par la FDA, il est écrit qu’entre le 1er décembre 2020 et le 28 février 2021, 270 femmes enceintes ont subi des effets indésirables, parmi lesquels 26 avortements spontanés ou décès néonatals ont été rapportés. On ne sait pas si le lien de causalité a été établi depuis. Cependant, on peut s’étonner de trouver des femmes enceintes vaccinées dès le début de la campagne de vaccination.

Or, si l'on recherche ce qui est écrit dans les documents du laboratoire Pfizer, on peut lire : « L’administration de Comirnaty pendant la grossesse ne doit être considérée que si les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques potentiels ». Pourtant, lorsqu’on va sur le site de l’ANSM, on y lit : « Les femmes enceintes ayant contracté la Covid-19 ont plus de risques que la population générale de développer une forme grave de la maladie, d’être admises en réanimation et de nécessiter une assistance respiratoire. Par exemple, elles ont quatre fois plus de risques d’être admises en soins intensifs que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes. Et, ce risque augmente au fil de la grossesse. »

Aujourd’hui, toutes les autorités, le gouvernement, les médecins encouragent les femmes enceintes à se faire vacciner ? Que pensez-vous de cette situation ? Sur quelles données se fondent-ils pour prendre leur décision ?

Personnellement, je ne pense pas qu’il soit judicieux de recommander la vaccination anti-Covid-19 aux femmes enceintes, notamment à cause de la relative bénignité d’une infection aux sous-variants actuels d’Omicron (ou autres variants/sous-variants émergents du SARS-CoV-2), et des effets « délétères » potentiels de la protéine Spike vaccinale et de certains composés présents dans les adjuvants (dérivé de saponines et autres). Dans les vaccins à ARNm, les nanoparticules lipidiques - qui se concentrent dans certains organes dont les organes reproducteurs après injection vaccinale - pourraient être fortement toxiques selon des données expérimentales.

Pour rappel, les nanoparticules de ces vaccins contiennent quatre types de composés, à savoir des lipides ionisables (les charges positives se lient aux charges négatives de l'ARNm), des lipides pégylés (qui stabilisent les nanoparticules), ainsi que des phospholipides et du cholestérol (qui participent à la structure des nanoparticules). Tous ces composés encapsulent l'ARNm pour le protéger des enzymes de dégradation et permettent le transport de celui-ci à l’intérieur des cellules afin de produire la protéine Spike vaccinale. De plus, comme mentionné précédemment, un dysfonctionnement du SRA peut être induit par la protéine Spike vaccinale. Or, il a été démontré que les différents éléments du SRA sont exprimés très précocement au cours de l’embryogénèse humaine. Le SRA est notamment impliqué dans les processus de croissance et de différenciation cellulaire de l’embryon (conduisant à la formation des organes) et du fœtus, puis dans le développement du fœtus, ainsi que dans l’hématopoïèse qui est un processus physiologique de production des cellules sanguines (globules rouges, leucocytes et thrombocytes).

Pour toutes ces raisons, il n’apparaît pas souhaitable de vacciner les femmes enceintes (les dangers associés à une infection potentielle aux sous-variants et variants actuels du SARS-CoV-2 -notamment Omicron- sont généralement mineurs).

Le Covid représente-t-il un risque pour la mère et pour l’enfant ? La vaccination est-elle dangereuse pour cette catégorie de population ?

Compte tenu de la relative bénignité des variants et sous-variants actuels, l’infection au SARS-CoV-2 présente un risque mineur pour la mère et l’embryon ou le fœtus. Les données actuelles suggèrent une transmission materno-fœtale du SARS-CoV-2 très faible (environ 2%). La vaccination, basée sur la souche originelle de Wuhan, reste potentiellement dangereuse pour les effets indésirables associés.

La vaccination des 5-11 ans rencontre peu de succès. À peine 6% des enfants seraient vaccinés. Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy s’est prononcé pour la vaccination des enfants, mais il ne souhaite pas que celle-ci devienne obligatoire ou qu’elle fasse l’objet d’un passe sanitaire. Le 11 avril, le professeur Bruno Megarbane, interrogé par David Pujadas sur LCI, a déclaré que l’on s’orientait vers la vaccination obligatoire qui pourrait se mettre en place après l’élection présidentielle. Revenant sur la vaccination des enfants, il précisait que le laboratoire Pfizer avait terminé son étude et que « le vaccin est parfaitement efficace et bien toléré chez les enfants de 5-11 ans ». Citant Cuba en exemple, où la vaccination des enfants commence dès 2 ans, ses propos sous-entendent qu’une obligation pourrait être émise également pour cette tranche d’âge.

Il y aurait depuis quelques jours plus de 12 millions de doses de vaccin Pfizer pédiatrique commandées. À partir de quelle souche ce vaccin pédiatrique a-t-il été élaboré ?

Le vaccin pédiatrique Comirnaty actuel de Pfizer-BioNTech repose toujours sur la souche du SARS-CoV-2 originelle de Wuhan. Cette souche virale ne circule plus depuis près de deux ans. Ce vaccin n’a aucune utilité sanitaire, et est dangereux pour les enfants (ainsi que les adultes). Cette vaccination est une erreur majeure.

Dans nos entretiens précédents, vous aviez longuement expliqué qu’il ne pouvait y avoir aucun bénéfice pour l’enfant. Cependant, compte tenu de la situation qui va bientôt s’imposer aux parents et pour ceux qui n’auraient pas lu ces entretiens, pouvez-vous nous rappeler pourquoi les enfants sont peu sensibles à une infection grave par SARS-CoV-2 ?

Les enfants sont très peu sensibles à une infection grave au SARS-CoV-2, bien qu’ils puissent être infectés par les nouveaux variants et sous-variants émergents du SARS-CoV-2 (Omicron, BA.1, BA.2, BA.3, BA.4, BA.5 et autres XD, XE). Les très rares cas d’infections graves sont toujours liés à l’existence de comorbidités extrêmes pour les enfants concernés. Il existe des différences majeures entre enfants et adultes au regard d’une infection au SARS-CoV-2. Par exemple, la répartition/densité du récepteur ECA2 (cible du virus) du SRA au niveau des muqueuses nasales et des cellules épithéliales alvéolaires des poumons est très différente chez l’enfant (pour rappel, le SRA « pilote » -entre autres- les processus inflammatoires et la libération associée de cytokines, ainsi que l’immunité innée).

La réponse immunitaire innée, qui est une réponse « immédiate » et non spécifique aux microbes, est prépondérante chez les plus jeunes, et repose sur une réponse immunitaire cellulaire très puissante (monocytes, macrophages, cellules dendritiques, granulocytes, mastocytes et cellules NK tueuses). Par exemple, il existe une forte protection anti-SARS-CoV-2 chez les plus jeunes via la mobilisation de granulocytes éosinophiles (mobilisation non observée chez les adultes). On retrouve principalement chez les enfants des anticorps dirigés contre les protéines de structure interne du virus, tels que des anticorps anti-nucléocapside, contrairement aux anticorps retrouvés chez les adultes qui ciblent principalement les protéines virales externes, dont des anticorps anti-protéine Spike de l’enveloppe du SARS-CoV-2. Ceci traduit une meilleure capacité des enfants à neutraliser et dégrader le SARS-CoV-2, à une phase très précoce de l'infection virale, avant le déclenchement de l'immunité adaptative/acquise durant laquelle il y a une production d'anticorps contre le virus.

Il existe également chez les plus jeunes un tissu lymphatique protecteur associé aux bronches, appelé « BALT » (il s’agit d’une unité fonctionnelle favorisant l’immunité antimicrobienne par élimination ou « clearance » des agents pathogènes). Ceci s’accompagne d’une diminution de la production des cytokines pro-inflammatoires très délétères (orage cytokinique) responsables d’une évolution vers des formes sévères de la Covid-19.

Ainsi, une infection des enfants ou adolescents par le SARS-CoV-2 est bénigne et conduit extrêmement rarement à une forme très grave ou mortelle de la maladie (la létalité est à ce jour quasiment inexistante pour les enfants contaminés par le virus). Pour ces raisons, ainsi qu’en raison des dangers potentiels liés à la vaccination des enfants (et adultes), il n’est pas souhaitable de les vacciner. Les dangers de cette vaccination reposent sur : (1) l’existence d’effets indésirables déjà établis (tels que myocardites et péricardites et autres inflammations ou atteintes d’organes et/ou de tissus), (2) des d’effets secondaires potentiels -à plus ou moins long terme- tels que le déclenchement de maladies auto-immunes, cancers, troubles neurologiques/auditifs/oculaires/cardiovasculaires, etc., et (3) l’emploi de vaccins à ARNm encore expérimentaux qui sont déjà approuvés par nos autorités sanitaires pour les jeunes à partir de 5 ans (contrairement au Royaume-Uni où les autorités sanitaires du « Medicines and Healthcare products Regulatory Agency » (MHRA) ne recommandent pas le vaccin à ARNm pour les enfants de moins de 12 ans).

En effet, il s’agit des premiers vaccins basés sur la technologie de l’ARN messager utilisés chez les humains, ce qui implique la découverte de possibles effets néfastes supplémentaires à long terme (la liste des effets indésirables connus est déjà anormalement longue). Il faut néanmoins rappeler que les vaccins « classiques » utilisés de nos jours chez les plus ou moins jeunes ont effectivement sauvé des millions de vies au cours des dernières décennies.

Il ne s’agit donc pas de dénigrer l’utilité des vaccins qui ont déjà fait leurs preuves, mais de mettre en garde contre un rapport bénéfices/risques très défavorable de la vaccination actuelle contre le SARS-CoV-2 (les variants et sous-variants circulants aujourd’hui sont certes très contagieux, mais très peu létaux).

Pour conclure, je rappellerai que plus on est jeune, moins on a de risque de faire une forme grave de la Covid-19 selon les statistiques.

Que risquent les enfants qui vont subir une ou plusieurs injections ?

Les enfants vaccinés risquent des effets indésirables, dont la myocardite provoquée par une hyper-inflammation du muscle cardiaque. S’ils doivent recevoir plusieurs injections vaccinales, le risque majeur sera une perte progressive de l’immunité innée et le déclenchement potentiel de troubles auto-immuns associés.

Les affirmations de Bruno Mégarbane semblent poser un certain nombre de problèmes éthiques. Au-delà du coût humain de la vaccination pédiatrique qui apparaît disproportionnée par rapport aux avantages attendus, se pose le problème du stade d’expérimentation que le professeur Mégarbane semble avoir oublié puisqu’il n’y a aucun recul sur les effets à moyen et long terme. L’éthique médicale avec ses codes, serments, règles de conduite est sans doute aussi vieille que la pratique de la médecine. Pourtant, il n’est pas rare que celle-ci soit oubliée et pas seulement dans des périodes troubles de l’histoire. Compte tenu du caractère non urgent de cette vaccination pour cette tranche d’âge et de l’absence de bénéfice, peut-on qualifier cette vaccination pédiatrique d’expérimentation médicale ? Comment résister quand on est parent ?

En effet, la vaccination des enfants et adolescents est totalement inutile et fait courir de réels risques concernant l’intégrité de leur système immunitaire, notamment innée. Le système immunitaire deviendra d’autant plus déficient que le nombre d’injections vaccinales sera important. Il est urgent que nos autorités sanitaires prennent conscience des dangers, et adoptent le principe de précaution en renonçant à la vaccination des plus jeunes, afin d’éviter une catastrophe sanitaire prochaine. Dans le cas contraire, elles seront responsables des effets néfastes sur nos santés et devront assumer leurs décisions irresponsables.

Depuis quelques semaines, des enfants dans plusieurs pays du monde (dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, l’Espagne et la France) sont touchés par une mystérieuse hépatite infantile aiguë qui laisse perplexe les médecins et scientifiques. Que pensez-vous de l’origine de cette pathologie ?

Nous savons que les hépatites aiguës sont des inflammations du foie normalement provoquées par une infection avec l’un des cinq virus des hépatites et, parfois, par des substances toxiques. Ces virus - désignés par les lettres A, B, C, D et E - diffèrent par leur mode de transmission qui est féco-orale pour les virus A et E et parentérales (sanguine ou muqueuse) pour les virus B et C.

Ces virus diffèrent aussi par leur agressivité. Le foie est un organe essentiel, car il remplit trois fonctions vitales indispensables à notre organisme : la détoxification (élimination des toxines et déchets produits par notre corps), la synthèse métabolique (lipides, glucides et protéines), le stockage de l’énergie (sous forme de sucres) et de vitamines (A, D, E, K). Pour moi, ces hépatites aiguës correspondent très probablement à une maladie de la Covid-19 et sont induites par un variant ou sous-variant émergent du SARS-CoV-2 (Omicron, BA.(1-5), XD, XE ou autres).

En effet, les cellules hépatiques possèdent à leur surface le récepteur ECA2 qui est la cible de la protéine Spike du virus SARS-CoV-2 et de la protéine Spike vaccinale. Lors du dysfonctionnement du SRA (à l’origine des maladies Covid-19) induit par la protéine Spike, le récepteur « délétère » AT1R est suractivé. Il s’agit d’un récepteur qui a de multiples activités dont une activité pro-inflammatoire. Ces données suggèrent qu’il existe un risque qu’avec les nouveaux vaccins basés sur la protéine Spike d’Omicron, le même phénomène inflammatoire du foie puisse survenir chez les jeunes enfants vaccinés avec les nouveaux vaccins.

Je pense que ces hépatites aiguës sont le pendant de ce que l’on observe pour le cœur avec les myocardites (inflammation du cœur), les péricardites (inflammation du tissu protecteur du cœur), la conjonctivite (inflammation de la conjonctive de l’œil), et le PIMS (syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique). Ces hépatites aiguës apparaissent chez les enfants, car ils ont un système immunitaire très puissant et réactif, notamment au niveau de l’immunité innée. Un ou plusieurs des derniers variants/sous-variants émergents du SARS-CoV-2 doivent favoriser l’inflammation du foie. Les traitements anti-inflammatoires sont donc recommandés ainsi qu’une bonne supplémentation en vitamine D, qui agit comme un régulateur négatif du SRA.

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