Privatisation : l'aéroport de Toulouse-Blagnac vendu pour moitié aux Chinois

Auteur(s)
JmC
Publié le 05 décembre 2014 - 08:33
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Vue intérieure de l'aéroport Toulouse-Blagnac.
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©Axel-Nathan Kassaba/Flickr
L'aéroport de Toulouse-Blagnac va être vendu pour moitié aux Chinois.
©Axel-Nathan Kassaba/Flickr
L'Etat a annoncé jeudi soir la privatisation partielle du 6e aéroport de France, celui de Toulouse-Blagnac. Il sera détenu désormais à 49,9% par un consortium chinois.

Le ministère de l'Economie a annoncé jeudi soir avoir vendu la majeure partie de ses parts de l'aéroport Toulouse-Blagnac au consortium chinois Symbiose. Alliés au canadien SNC-Lavalin, les Chinois vont devenir acquéreurs de 49,9% du sixième aéroport de France, pour une somme de 308 millions d'euros.

L'Etat et les collectivités locales restent actionnaires majoritaires, avec 50,01% du capital: 10,01% pour l'Etat, 25% pour la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse et 15% pour les collectivités territoriales.

"Il ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital, dans laquelle les collectivités locales et l’Etat restent majoritaires avec 50,01 % du capital", a précisé le ministre de l'Economie dans une interview à La Dépêche du Midi. "On ne vend pas l’aéroport, on ne vend pas les pistes ni les bâtiments, qui restent propriété de l’Etat".

L'Etat n'a pas l'intention de vendre ses 10,01% restants, a précisé le ministère de l'Economie dans un communiqué: "l'exercice de cette option de vente reste à la main de l'Etat et ne constitue en aucun cas une obligation à vendre".

"Nous détenons la minorité de blocage qui, pour les choix stratégiques et les grands investissements, nous permettra soit d'initier, soit de refuser des projets qui nous sembleraient contraires à l'intérêt général", a déclaré de son côté dans un communiqué Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées.

Outre le groupe Symbiose, composé du Shandong Hi Speed Group et de Friedmann Pacific Investment Group (FPIG), trois autres candidats au rachat étaient sur les rangs: Aéroports de Paris, allié à l'assureur Predica; le groupe de BTP et de concessions Vinci, associé à la Caisse des dépôts; et le fonds d'investissements Cube Infrastructure.

Après avoir acquis les 49,9% du capital, Symbiose pourrait, "dans un second temps, céder jusqu’à 16 % de sa participation à un investisseur français type Caisse des dépôts, EDF Invest ou encore Crédit Agricole Predica", précise La Dépêche du Midi.

Après cette privatisation partielle de l'aéroport de Toulouse, le gouvernement a l'intention d'en faire autant en 2015 pour d'autres aéroports, ceux de Nice et de Lyon notamment.

Toulouse-Blagnac, 6e aéroport français, a accueilli en 2013 plus de 7,5 millions de passagers. L'objectif annoncé par Symbiose est de faire passer ce chiffre à 20 millions.

 

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