Grippe: les autorités sanitaires rappellent que les "vaccins homéopathiques" ne sont pas efficaces

Grippe: les autorités sanitaires rappellent que les "vaccins homéopathiques" ne sont pas efficaces

Publié le :

Samedi 26 Novembre 2016 - 11:11

Mise à jour :

Samedi 26 Novembre 2016 - 11:12
©Richard Craig/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les publicités proposant de prendre un produit homéopathique pour se protéger de la grippe cet hiver commencent à se multiplier. Mais les autorités sanitaires tirent la sonnette d'alarme: même si ces médicaments peuvent avoir un intérêt, ils ne peuvent en aucun cas prétendre remplacer le vaccin par injection.

C’est un des produits pharmaceutiques "stars" de la période hivernale qui approche: les "vaccins homéopathiques", à savoir les petites boules blanches sucrées qui annoncent protéger contre le virus de la grippe. Et qui proposent donc, sans le dire explicitement, de remplacer la protection via le vaccin traditionnel par injection.

Or, l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) tient à le faire savoir sans détour: il n’existe pas de médicaments homéopathiques qui puisse prétendre se substituer au vaccin classique. "Des médicaments homéopathiques avec autorisation de mise sur le marché (AMM) peuvent avoir une indication dans la prévention ou le traitement de l’état grippal. Mais ces médicaments ne sont pas des vaccins" soulige l’organisme. Qui rappelle notamment que ce type de confusion peut avoir des conséquences graves, puisque la protection n’a aucun rapport avec celle générée par la mise en contact de l’organisme d’une souche virale diluée, principe de base du vaccin injectable.

Le Conseil supérieur de l’hygiène publique de France va même encore plus loin, n’hésitant pas à souligner un risque réel pour la santé de ne faire confiance qu'aux produits homéopathiques: "leur utilisation à la place du vaccin anti-grippal constitue une perte de chance, notamment chez les personnes à risque de complications".

La grippe, qui peut toucher les années de forte épidémie jusqu’à trois millions de personnes en France, provoque chaque année la mort d'environ 9.000 personnes (le plus souvent de manière indirecte, suite à des complications), la grande majorité ayant plus de 65 ans. Lors de l’hiver 2014-2015, année de faible protection vaccinale (baisse du nombre de vaccinés et vaccin peu efficace), le virus avait même tué environ 18.300 personnes selon l’Institut de veille sanitaire.

 

"Ces médicaments ne sont pas des vaccins" rappelle l'ANSM.

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