Déchéance de nationalité: "François, cette fois-ci ça suffit", dit Mélenchon

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Déchéance de nationalité: "François, cette fois-ci ça suffit", dit Mélenchon

Publié le :

Jeudi 14 Janvier 2016 - 14:23

Dernière mise à jour :

Jeudi 14 Janvier 2016 - 14:24
Très remonté, Jean-Luc Mélenchon a lancé ce jeudi matin un appel à François Hollande pour qu'il renonce à son projet de réforme de la déchéance de nationalité. "François, cette fois-ci, ça suffit. Pas ça", a-t-il déclaré, "(ou) alors fait un référendum".
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©Gonzalo Fuentes/Reuters
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La déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme "est une honte", a dénoncé jeudi sur RTL Jean-Luc Mélenchon, lançant à l'adresse du chef de l'Etat "François, cette fois-ci, ça suffit".

"La déchéance est une honte car ce n’est pas l’affaire des terroristes. Qu’ils les mettent à bouillir si ça leur paraît convenable. Rien n’arrêtera jamais un terroriste (…). Par contre cela crée, de fait, deux catégories de Français", a affirmé le porte-voix du parti de gauche.

"M. Hollande, qui est un frivole et un distrait, prend cette décision entre vendredi à 1h du matin (c'était donc samedi 14 novembre, NDLR), l’attentat, et lundi (16 novembre, NDLR) 16h la réunion du Congrès. Il décide qu’on peut déchoir les gens de la nationalité lorsqu’ils ont fait un crime terroriste. Est-ce qu’il a assez d’intelligence pour se dire que quelqu’un d’autre pourrait être au gouvernement demain?", s'est-il interrogé. "Et dès lors que cette différence entre les Français serait dans la Constitution, pour n’importe quel délit, on pourrait décider de déchoir les gens".

"Je dis à Hollande: François, cette fois-ci, ça suffit. Pas ça. Tout le reste on peut le discuter, mais ne change pas l’identité de la République française. Ca ne t’appartient pas, ça appartient au peuple tout entier. Et si tu veux vraiment faire ça, alors fait un référendum", a également lancé Jean-Luc Mélenchon.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

"Dès lors que cette différence entre les Français serait dans la Constitution, pour n’importe quel délit, on pourrait décider de déchoir les gens", a estimé Jean-Luc Mélenchon.