Les liens troubles du Rassemblement national et de l'ultra-droite lilloise

Les liens troubles du Rassemblement national et de l'ultra-droite lilloise

Publié le :

Mardi 11 Décembre 2018 - 13:46

Mise à jour :

Mercredi 19 Décembre 2018 - 15:21
© MATTHIEU ALEXANDRE / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de France-Soir

-A +A

Un reportage d'Al Jazeera intitulé "Generation Hate" s'est intéressé à la branche lilloise du groupuscule Génération identitaire. En plus de la violence et du racisme affiché par les militants d'ultra droite gravitant autour de la Citadelle, la bar associatif du mouvement, la chaîne qatari met en lumière les liens supposés entre les leader du groupuscule et le Rassemblement national.

Dans le centre-ville lillois, le mouvement Génération identitaire tient un bar associatif appellé La Citadelle, fréquenté par des militants d'ultra droite et d'extrêm droite. Aurélien Verhassel, fondateur du lieu, a été condamné en septembre dernier à cinq mois de prison, sans mandat de dépôt, pour une violence bagarre dans le centre-ville de Lille en mai 2015.

Un récent reportage diffusé par la chaîne Al-Jazeera, mis en ligne le 9 décembre et intitulé Generation Hate (Génération haine, en français), met en lumière les propos racistes, la violence et même les menaces d'attentats dont seraient responsables des individus gravitant autour du groupuscule identitaire. L'enquête, en grande partie tournée en caméra cachée, fait également grand cas des liens qui uniraient les cadres lillois et parisiens de Génération identitaire avec le Rassemblement national (EN) de Marine Le Pen.

Lire aussi - Violences et séquestration: 22 membres de Génération identitaire mis en examen

Ainsi Aurélien Verhassel affirme qu’il écrit des discours pour le Front National (ancien nom du RN) en tant que "communicant politique". Dans un réponse envoyée à la chaîne qatari, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen affirme que les propos tenus par le fondateur de La Citadelle sont faux et qu'il ne travaille pas pour le parti d'extrême droite.

Même son de cloche du côté de Pierre Larti, leader parisien de Génération identitaire et ancien porte-parole du mouvement. "Mon employeur maintenant, c’est le Front. Ils savent ce que je suis. Le deal c’est: je ne me mets pas en en avant avec les identitaires, et je travaille pour le Front, voilà. Je suis chef de cabinet", affirme l'ancien responsable en ressources humaines. Il serait le chef de cabinet Philippe Eymery, président du groupe Rassemblement National au conseil régional des Hauts-de-France.

Le reportage montre les deux hommes filmés ensemble dans l’hémicycle du conseil régional et également avec un autre collaborateur d'élu RN identifié comme également sympathisant du groupuscule, un certain Rémi M. Le même qui, toujours filmé en caméra cachée dans le bar La Citadelle, explique qu’Aurélien Verhassel recrute des identitaires pour le compte du Rassemblement national.

Voir:

Incitation à la haine: la page de Génération identitaire fermée par Facebook

Lille: Génération Identitaire proteste contre un concert de Médine

Gilets jaunes: toute l'extrême droite était sur les Champs-Elysées mais n'y a vu que l'ultra gauche

Les leaders lillois et parisiens de Génération identitaire travailleraient pour le Rassemblement national.


Commentaires

-