Limoges: trois élus FN jugés pour "provocation publique à la haine" dans le journal municipal

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Limoges: trois élus FN jugés pour "provocation publique à la haine" dans le journal municipal

Publié le :

Mercredi 25 Avril 2018 - 12:55

Mise à jour :

Mercredi 25 Avril 2018 - 13:00
Mardi, les trois élus FN du Conseil municipal de Limoges (qui est une mairie LR) ont dû répondre d'une tribune publiée dans le journal municipal en 2017. Ils évoquaient des migrants dans des termes présumant qu'ils seraient des violeurs et des délinquants.
© DAMIEN MEYER / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Trois élus Front national du conseil municipal de Limoges ont été jugés mardi 24 par le tribunal correctionnel de Limoges. Vincent Gérard, Pierre Lafond et Christine Marty devaient répondre en effet de "provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". "Publique" car les propos incriminés ont été publiés dans le journal municipal.

C'est en effet dans le numéro de janvier 2017 de Vivre à Limoges que les propos reprochés aux trois élus ont été tenus. Dans la (petite) partie réservée à l'expression de l'opposition –Limoges est dirigée par un maire LR et le FN n'occupe que 3 sièges sur les 55 du conseil– les élus se sont fendus d'un texte sur les "nouveaux habitants", sous-entendu les migrants. Evoquant un vague fait divers non sourcé sur une agression dans le CHU local. Le texte s'interroge: "Devrait-on préparer nos épouses et nos filles à subir comme à Cologne et dans d'autres villes allemandes, les viols collectifs, les humiliations et les violences sous couvert d'une France «terre d'accueil»?"

La Licra –la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme– a alors décidé de porter plainte et s'est constituée partie civile.

Voir aussi: Le député du Pas-de-Calais Bruno Bilde (FN) accusé de harcèlement sexuel par de jeunes assistants

Le parquet a requis une amende de 1.500 euros d'amende contre les trois élus frontistes. Le jugement a été mis en délibéré et le verdict sera rendu le 8 juin.

L'un des trois élus poursuivis, Vincent Gérard, a déjà une condamnation au compteur à de la prison avec sursis pour violences avec menace d'une arme lors d'une altercation dans un bar étudiant du centre-ville de Limoges.

Les trois élus ont dû répondre de leurs propos publiés dans une tribune.

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