Loi Travail: Mailly (FO) n'est prêt à "aucune concession"

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 07 mars 2016 - 14:40
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Jean-Claude Mailly.
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©Benoit Tessier/Reuters
"C'est le modèle républicain au sens social qu'on est en train de casser" a dénoncé Jean-Claude Mailly.
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Reçu à Matignon pour discuter de la loi Travail, Jean-Claude Mailly (FO), a refusé l'idée de concessions, notamment sur la primauté des accords d'entreprises sur les accords nationaux. Il s'est dit opposé à la "logique" même de cette réforme.

Le numéro un de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly n'est prêt à aucune "concession" sur "la logique" du projet de loi Travail, qui est "en train de casser le modèle républicain au sens social", a-t-il affirmé lundi en arrivant à Matignon pour une rencontre avec Manuel Valls.

Le dirigeant de FO, deuxième syndicat reçu par le Premier ministre pour apporter des "améliorations" à ce texte controversé qui fâche les syndicats et une partie de la gauche, a de nouveau appelé le Premier ministre à suspendre ou à retirer le texte.

M. Mailly a indiqué ne pas voir sur quoi il pourrait "négocier" avec Manuel Valls. "Nous contestons la logique même du projet de loi, qui tend à décentraliser la négociation collective au niveau de l'entreprise, en mettant en cause les niveaux nationaux de négociation. Cela veut dire que c'est le modèle républicain au sens social qu'on est en train de casser", a-t-il fait valoir.

Le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri prévoit d'élargir les cas de primauté des accords d'entreprises sur les accords nationaux et la loi, une inversion de la hiérarchie des normes qui, redoutent les syndicats, pourrait aboutir à des reculs des droits des salariés.

Le leader de FO a exclu de faire des "concessions". "Ce n'est pas deux ou trois améliorations sur trois points (que FO demande), c'est la logique même du projet de loi qu'il faut revoir", a-t-il dit.

Après la CFTC puis FO, la CGT sera reçue à midi, puis la CFDT à 15H00. Côté patronal, la CGPME sera reçue à 16H30, avant le Medef mardi.

 

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