Primaire à droite: Nicolas Sarkozy, le jambon et (surtout) les frites qui passent mal

Primaire à droite: Nicolas Sarkozy, le jambon et (surtout) les frites qui passent mal

Publié le :

Mardi 08 Novembre 2016 - 16:04

Mise à jour :

Mardi 08 Novembre 2016 - 16:15
©Patrick Hertzog/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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En meeting dans son fief de Neuilly-sur-Seine, lundi soir, Nicolas Sarkozy est notamment revenu sur la question des menus de substitution dans les cantines scolaires, en suggérant une "double ration de frites" pour les écoliers ne mangeant pas de porc. Un proposition moquée par les proches d'Alain Juppé.

C'est une petite phrase comme on en retrouve beaucoup dans les discours des candidats de la primaire à droite. "Si dans sa famille, on ne mange pas de porc, le jour où à la cantine, il y a des frites et une tranche de jambon. Et bien, le petit ne prend pas de tranche de jambon et prendra une double ration de frites" a déclaré Nicolas Sarkozy lundi 7 lors d'un meeting à Neuilly-sur-Seine. Et de se justifier: "c'est la République. La même règle et le même menu pour tout le monde", avant d'enfoncer le clou "je n'accepte pas dans nos écoles qu'il y ait des tables de juifs et des tables de musulmans".

Dans la salle, l'ancien chef de l'Etat qui s'exprimait sur le sujets des menus de substitution dans les cantines scolaires, a reçu un tonnerre d'applaudissement. Il n'en fallait pas moins pour qu'il déclenche une nouvelle polémique.

Au petit jeu des réactions, c'est Benoît Apparu, porte-parole d'Alain Juppé, qui a dégainé le plus sèchement en expliquant sur LCI: "je ne suis pas sûr que la République se définisse par des tranches de jambon".  Et d'ajouter: "il y a des sujets qui sont importants, la laïcité c’est important. Il faut traiter ces sujets-là, qui sont essentiels, de façon sérieuse". Lapidaire, Gilles Boyer, lieutenant du maire de Bordeaux s'est fendu d'un simple: "je crois que je vais prendre double ration de frites".

Sur Twitter, les élus Europe Ecologie-Les Verts de Paris ont d'emblée déclaré qu'en proposant une telle solution de substitution, l'ancien chef de l'Etat méprisait "la santé des enfants: ce n'est pas la République".

Ce meeting à Neuilly a également été l'occasion pour Nicolas Sarkozy de tirer à boulets rouges sur Nathalie Kosciusko-Morizet. "L’autre jour au débat, j’ai entendu une candidate, sympathique au demeurant (dire)+Il faut demander l’avis des gens!+ Oui, et bien si à chaque fois que tu prends une décision, tu demandes l’avis des gens, tu ne prendras pas beaucoup de décisions, crois-moi!", a-t-il déclaré, acide.

 

Nicolas Sarkozy est revenu sur la question des menus de substitution dans les cantines scolaires, en suggérant une "double ration de frites" pour les écoliers ne mangeant pas de porc.


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