Taxes, ISF: le gouvernement a-t-il déjà abandonné face aux gilets jaunes?

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Taxes, ISF: le gouvernement a-t-il déjà abandonné face aux gilets jaunes?

Publié le 05/12/2018 à 12:07 - Mise à jour à 12:19
© - / AFP
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

-A +A

Le gouvernement a appelé mardi à un dialogue sur plusieurs mois concernant les taxes sur les carburants ou l'énergie, mais aussi sur l'ISF. Des sujets sur lesquelles il semble déjà avoir plus ou moins accepté de céder.

Un "moratoire", du "dialogue"... le gouvernement a épuisé le champ lexical de la négociation après les annonces d'Edouard Philippe d'une suspension de plusieurs mesures impopulaires pour six mois, tout en se défendant de toute "reculade".

Pourtant plusieurs déclarations laissent envisager que ces fameuses suspensions (de la hausse du carburant, du gaz, de l'électricité et du nouveau contrôle) vont d'ores et déjà aboutir à une suppression, qui pourrait également concerner l'ISF, devenu l'IFI.

Edouard Philippe a en effet précisé lors de son allocution que si aucun compromis n'était trouvé parmi les différents acteurs "nous en tirerons les conséquences".

Une phrase explicitée par la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa: "Si on ne trouve pas de solution, on y renoncera", a-t-elle déclaré. Propos qui ne semblent pas relever de la voix dissonante au sein du gouvernement. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a tenu exactement les mêmes propos sur RTL.

Voir: "Gilets jaunes": l'exécutif défend son plan de sortie de crise

De quoi interroger sur la nécessité de six mois de discussion. En effet, l'opportunité d'une négociation semble assez limitée lorsque l'une des parties annonce avant même de commencer qu'elle est prête à renoncer à tout.

Le gouvernement serait également prêt à reculer sur l'ISF, dont la réforme en début de quinquennat a valu à Emmanuel Macron son étiquette de "président des riches". Le porte-parole du gouvernement a soufflé le chaud et le froid sur la question: "Ce sujet-là n'est pas sur la table mais en revanche, on l'évalue, on le contrôle, que ça se fasse au Parlement", a-t-il déclaré.

Mais il a rappelé que l'objectif de cette réforme ayant été de réinjecter des fonds dans l'investissement: "si l'évaluation n'est pas la bonne, le sujet pourra être rouvert. Si une mesure qu'on a prise, qui coûte de l'argent public (...) ne fonctionne pas, si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiots, on va le changer". Il faudra cependant pour cela attendre selon lui l'automne 2019, afin d'étudier les effets de l'IFI.

"Si l’évaluation de la transformation de l’ISF ne prouve pas que des capitaux ont été suffisamment réinjectés dans l’économie, le gouvernement le rétablira!", a de son côté tweeté Marlène Schiappa.

Des déclarations aux airs de retraite en désordre, comme en témoigne un communiqué de presse venu du bureau de la secrétaire d'Etat et daté de ce mercredi 5. Celui-ci assure qu'elle n'avait exprimé que son point de vue "personnel". Moins d'une heure plus tard, Marlène Schiappa contredisait cette interprétation.

Lire aussi:

Schiappa se dit prête à "proposer de rétablir l'ISF" après l'évaluation du dispositif

Gilets jaunes: de Montchalin, une "première de cordée" pour évaluer l'ISF

Gilets jaunes: après les routiers, les agriculteurs rejoignent le mouvement

Auteur(s): La rédaction de France-Soir


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


Le gouvernement a prévenu qu'il "tirerait les conséquences" d'une impasse des négociations sur les taxes.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-