Pollution du numérique et d’internet : comment réduire son empreinte carbone ?

Pollution du numérique et d’internet : comment réduire son empreinte carbone ?

Publié le 31/10/2019 à 14:36
Image par Pete Linforth de Pixabay
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Auteur(s): France-Soir

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Les appareils électroniques sont omniprésents dans notre quotidien : portables, tablettes, smartphones, enceintes connectées, sont utilisés à longueur de journée. Mais peu de personnes sont conscientes que le secteur des nouvelles technologies et d'internet représente environ 3 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. L’Arcep appelle à développer des outils pour permettre aux consommateurs de choisir leurs appareils en fonction de leur impact sur l’environnement.
 
L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) vient de publier un rapport intitulé « Réseaux du futur : L’empreinte carbone du numérique ». Le régulateur vise dans son rapport à analyser les causes et les effets de ce phénomène et formule des recommandations, comme le développement d’outils utilisant les données ouvertes, pour sensibiliser à une consommation du web et du numérique plus responsable. 
 
Bien que ces recommandations s’adressent aux responsables politiques, elles regorgent d'informations utiles au consommateur intéressé par une consommation numérique plus responsable.
 
 
Éteindre votre box internet si vous ne l’utilisez pas
 
Le rapport commence par donner des conseils basiques d’utilisation des appareils électroniques. Les box Internet par exemple, utilisées seulement quelques heures par jour en moyenne, restent allumées en permanence, et sont responsables en Europe, d’une consommation équivalente à la production de deux à trois réacteurs nucléaires. Selon l’Arcep, il faut donc limiter la consommation de tels équipements en les éteignant lorsqu’ils ne sont pas utilisés. 
Pour que les constructeurs et opérateurs puissent encourager le consommateur à réduire leurs factures, ils devraient bénéficier d’incitations économiques directes.
 
 
La multiplication des usages peut accroître les émissions de gaz à effet de serre 
 
Autre source de gaspillage : les assistants vocaux intelligents embarqués dans les smartphones et enceintes connectées. En théorie, ils permettent des interactions simplifiées, en automatisant des appareils électroménagers pour réduire la consommation énergétique d’un foyer, en permettant d’allumer ou d’éteindre des appareils sur simple commande vocale. Mais le rapport de l’Arcep pointe l’inefficacité énergétique de ces systèmes : interagir avec une lampe, une machine à café, une télévision, ou un réfrigérateur connecté en passant par un assistant intelligent engendre plusieurs connexions avec les serveurs distants du fabricant de la lampe et de l’assistant, et donc une consommation d’électricité démultipliée.
 
Bientôt un Yuka du numérique?
 
Ces consommations restent malheureusement invisibles du consommateur. Comment sensibiliser à une consommation du numérique plus responsable et plus efficace en matière de ressources énergétiques ? 
 
Le rapport suggère la création d’une base de données en open data avec les informations de consommations énergétiques et d’impacts environnementaux, ainsi que les possibilités de compensation et réparation. Tout comme l’application Yuka, qui permet d’obtenir des informations sur un aliment en scannant le code-barres du produit, des applications pourraient utiliser ces données pour aider les consommateurs à choisir leurs appareils et adapter leurs usages. Rendre les données facilement accessibles au consommateur pour lutter contre le gaspillage numérique servirait ainsi de base pour créer un “yuka du numérique”.
 
 
 

Auteur(s): France-Soir


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