Maltraitance animale: l'ex-dompteur André-Joseph Bouglione témoigne

Maltraitance animale: l'ex-dompteur André-Joseph Bouglione témoigne

Publié le :

Mardi 03 Avril 2018 - 12:34

Mise à jour :

Mardi 03 Avril 2018 - 12:45
©Ilya Naymushin/Reuters
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

A l'occasion de la sortie de son livre "Contre l'exploitation animale" (Ed.Tchou), André-Joseph Bouglione s'est exprimé dans les colonnes de "Libération". L'ancien dompteur est notamment revenu sur les conditions d'exploitation des animaux.

Il est sorti de son silence. A l'occasion de la sortie de son livre Contre l'exploitation animale (Ed.Tchou), André-Joseph Bouglione s'est exprimé lundi 2 dans les colonnes de Libération. Cet ancien dompteur, qui a décidé en mai dernier d'arrêter les spectacles avec les animaux, est revenu sur leurs conditions d'exploitation appelant les forains à redéfinir les contours de leur métier.

"La cage, c’est leur prison à perpétuité. Certains comportements que l’on croyait normaux sont en fait des signes de stress. Par exemple, le balancement que font les éléphants à l’arrêt: je croyais que cela signifiait qu’ils étaient détendus. En fait, les éléphants libres ne le font jamais. C’est juste un trouble lié à l’enfermement", a-t-il expliqué confiant qu'il avait été témoin de nombreuses maltraitances animales au cours de sa carrière: "Certains petits cirques sont de véritables mouroirs. Mais plus généralement, la maltraitance est due à l’ignorance, l’incompétence, la stupidité".

Il a également rappelé que les contrôles des services vétérinaires au sein des cirques étaient quasiment inexistants. Les établissements "sont rarement contrôlés, en moyenne une fois tous les deux ans. Les agents de la direction départementale de la protection des populations sont chargés de veiller au respect des normes, pas aux conditions de dressage", a-t-il déclaré confiant également que les animaux faisaient parfois l’objet de trafics.

Lire aussi - Cirques: Paris ne veut plus d’animaux captifs, à quand l’interdiction?

"On n’a pas de problème de reproduction avec les fauves, le problème serait plutôt de réguler les naissances. Et celles-ci ne sont pas déclarées par les cirques. Alors des petits sont revendus sous le manteau, entre 1.500 ou 2.000 euros", a-t-il affirmé précisant qu'il s'agissait d'un "secret de Polichinelle".

Enfin, André-Joseph Bouglione a détaillé son projet d’éco-cirque 100% humain prévu pour octobre prochain. "L’idée est de proposer aux écoles un programme éducatif pour montrer les arts du cirque traditionnel et ses différents métiers. On y expliquera pourquoi il ne faut plus avoir d’animaux dans nos spectacles", a-t-il expliqué précisant que le projet prévoyait également d'aider les refuges"destinés aux animaux dont les cirques auront décidé de se séparer".

A noter qu'André-Joseph Bouglione s'exprimera également lors d'une conférence à Paris, vendredi prochain à l'espace Jean Dame. Un évènement organisé par Paris Animaux Zoopolis et la mairie du 2e arrondissement de la capitale.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :


André-Joseph Bouglione a dénoncé la maltraitance animale dans les cirques lors d'un entretien accordé à "Libération".

Commentaires

-