Beauvais: sous l'emprise de l'alcool, un garde de l'Elysée sort son arme de service lors d'une bagarre

Zélé ou nerveux?

Beauvais: sous l'emprise de l'alcool, un garde de l'Elysée sort son arme de service lors d'une bagarre

Publié le :

Mercredi 06 Septembre 2017 - 07:08

Mise à jour :

Mercredi 06 Septembre 2017 - 07:08
Le journal "Le Parisien" révèle qu'un policier affecté à la garde de l'Elysée a été impliqué le week-end dernier dans une bagarre. Voulant dispersé les participants d'une rixe il a sorti, sans doute de manière excessive, son arme de service, après avoir –au passage– consommé de l'alcool.
© Geoffroy Van der Hasselt / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'affaire, rapportée par Le Parisien, fait plutôt mauvais genre. Dans la nuit de samedi 2 au dimanche 3, un policier a été placé en garde à vue pour s'être interposé dans une bagarre relativement mineure à Beauvais (Oise) en sortant son arme de service, alors qu'il n'était pas en poste au moment des faits. Mais le plus gênant est encore à venir: l'homme, qui n'est que fonctionnaire stagiaire, et est pour le moins "nerveux" est affecté… à la compagnie de garde de l'Elysée.

Il est en effet un peu plus de minuit lorsque se déroulent les faits. Alors qu'une bagarre éclate dans les rues de Beauvais, l'individu se décide à intervenir alors que, selon les témoins, l'altercation était justement en train de s'achever. Le fonctionnaire enfile son brassard orange marqué "police", se munit de sa matraque télescopique et sort son arme de service pour faire cesser le rassemblement de foule et disperser les badauds.

Les choses dérapent ensuite plus gravement: la police municipale arrive sur les lieux mais le fonctionnaire estime qu'il ne doit pas en rester là. Il insulte alors les forces de l'ordre et refuse de céder le terrain. Il sera finalement appréhendé et sera contrôlé avec 0,7 gramme d'alcool dans le sang.

A l'issue de sa garde à vue, l'homme a été relâché. Il ne devrait pas être poursuivi pour ces faits, mais une enquête administrative a été ouverte et risque fort, elle, d'entraîner des sanctions avec le risque pour le fonctionnaire d'avoir quelques difficultés à obtenir sa titularisation après cet épisode pour le moins embarrassant.

L'homme s'est muni de son brassard, de sa matraque et de son arme de poing pour faire "régner l'ordre" à sa manière.

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