Fausse agression terroriste à Aubervilliers: l'enseignant suspendu

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Fausse agression terroriste à Aubervilliers: l'enseignant suspendu

Publié le 15/12/2015 à 12:40 - Mise à jour à 13:04
©Jacques Demarthon/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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L'instituteur qui avait inventé une agression par un homme se revendiquant de Daech à Aubervilliers a été hospitalisé ce mardi à l'issue de sa garde à vue. Une expertise psychologique aura lieu dès que possible, a annoncé le parquet tandis que l'Education nationale a annoncé avoir suspendu l'homme. Une procédure disciplinaire va être ouverte, pouvant aller jusqu'à la révocation.

L'instituteur qui a inventé avoir été agressé à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par un homme se revendiquant du groupe État islamique (Daech), a été hospitalisé d'office à l'issue de sa garde à vue, a annoncé ce mardi 15 décembre le parquet de Bobigny.

Un double examen psychiatrique a conclu "à l'altération de son discernement et à l'incompatibilité de son état de santé avec une mesure de garde à vue", levée à 3h ce mardi matin. "Une expertise psychiatrique sera diligentée dès que possible", selon le parquet. L'enseignant avait été placé en garde à vue lundi 14 à 19h pour des faits de dénonciation de crime ou délit imaginaire, après avoir admis "avoir simulé cette agression pour des raisons que l’enquête devra établir", a ajouté le parquet.

L'Education nationale a par ailleurs suspendu l'instituteur ce mardi matin, a annoncé le ministère à l'AFP. Cet enseignant de 45 ans, qui s'était lui-même blessé superficiellement au cou et au flanc, a été remplacé et ne retournera pas devant les élèves, a ajouté le ministère de l'Education nationale. Une procédure disciplinaire va être ouverte, pouvant aller jusqu'à la révocation.

Lundi 14 au matin, l'enseignant avait affirmé avoir été agressé au cutter dans sa classe de maternelle à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), en banlieue parisienne, avant l'arrivée des enfants, par un homme qui avait invoqué le groupe Daech qui a revendiqué les attentats du 13 novembre. Dans ses premières déclarations aux enquêteurs, il avait décrit un agresseur en tenue de peintre, ganté et encagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, arrivé sans arme avant de se saisir d'un cutter qui se trouvait dans la classe.

Même si les sources policières s'étaient montrées prudentes sur l'hypothèse islamiste, la section antiterroriste du parquet de Paris s'était immédiatement saisie de l'enquête, en raison de la menace toujours très élevée en France. Finalement, l'instituteur a avoué dans l'après-midi s'être blessé tout seul et avoir tout inventé.

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait annoncé lundi soir que l'équipe de l'école maternelle et les élèves bénéficieraient d'un soutien psychologique.

 

 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les élèves de l'école devraient bénéficier d'un soutien psychologique.

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