Grenoble: sa petite amie le quitte, il la poignarde à mort

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La rédaction de France-Soir
Publié le 10 juin 2018 - 16:42
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Réconcilier le couple police-justice, une initiative dans le Val-d'Oise
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© DAMIEN MEYER / AFP/Archives
Simon Thirel a étranglé et poignardé à mort son ex-petite amie en 2015.
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Simon Thirel, 22 ans, comparaîtra lundi devant la cour d’assises de l'Isère pour assassinat. Il avait étranglé et poignardé à mort son ex-petite amie en 2015.

La cour va tenter de comprendre comment un tel déchainement de violence a pu survenir. Un jeune homme de 22 ans, Simon Thirel, sera jugé à partir de lundi 11 devant la cour d’assises de l'Isère pour avoir étranglé et poignardé à mort son ex-petite amie de l'époque, âgée de 17 ans. Il comparaît pour le chef d'accusation d'assassinat.

Les faits remontent au 2 octobre 2015, et s'étaient déroulés à Saint-Jean-de-Moirans, un village de 3.400 habitants à une vingtaine de kilomètres de Grenoble, au domicile des parents de Julie, la victime. Le prévenu s'est présenté dans la maison sans y être invité et est directement allé dans la chambre de la jeune femme. Mécontente de le voir, elle lui a demandé de quitter les lieux et, devant son refus, l'a giflé. Un geste qui a provoqué la colère du jeune homme. Il l'a étranglée jusqu'à l'étouffement et lui a donné des coups de couteau. Cinq couteaux ont été retrouvés sur place, certains apportés par le jeune homme. 

Lire aussi - Oise: il tue son ex-femme à coups de couteau avant de se suicider par pendaison

Alertée par les bruits de lutte, la mère de Julie a découvert le corps inanimé de sa fille et s'est battue avec le jeune homme avant qu'il ne prenne la fuite. La mère de famille a ensuite alerté les secours, en vain. Malgré son transport en urgence à l'hôpital de Grenoble, la victime n'a pas survécu.

Simon Thirel sera interpellé un peu plus tard, sans opposer de résistance.

Les deux jeunes gens avaient eu une relation amoureuse qui avait pris fin au début de l’année 2015, vraisemblablement suite à un avortement de la jeune femme. Simon Thirel avait très mal pris cette rupture et harcelait sa future victime depuis des mois. Il avait également répandu des rumeurs selon lesquelles elle lui aurait transmis des maladies sexuellement transmissibles.

Considéré par ses amis comme "un bon camarade, calme et ouvert" mais dans un état de "dépressivité permanente" selon un expert, son expertise psychologique a démontré qu'il n'y a pas d'abolition du discernement chez Simon Thirel, seulement une altération.

L'accusé dont le casier judiciaire est vierge, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu mercredi 13.

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