Inégalités salariales: les Françaises appelées à arrêter le travail le 7 novembre à 16h34

Inégalités salariales: les Françaises appelées à arrêter le travail le 7 novembre à 16h34

Publié le :

Mercredi 02 Novembre 2016 - 16:13

Mise à jour :

Mercredi 02 Novembre 2016 - 16:24
©Timothy A. Clary/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le collectif féministe Les Glorieuses a appelé les femmes à cesser le travail le 7 novembre, à 16h34 précises pour lutter contre les inégalités salariales. À partir de ce jour, les Françaises travailleront "bénévolement", d'après les calculs effectués par le collectif.

L'appel a été lancé par le collectif féministe Les Glorieuses, il s'agit pour les femmes d'arrêter de travailler le 7 novembre à 16h34. Selon les calculs des Glorieuses, à partir du 7 novembre à 16h34, les femmes travailleront bénévolement jusqu'à la fin de l'année. Au total, 38,2 jours sera la durée représentant la différence de salaire entre les hommes et les femmes. Elles gagnent en moyenne 15,1% de moins que les hommes.

"Nous ne souhaitons pas attendre l'an 2186 pour atteindre l'égalité salariale. Nous ne souhaitons pas attendre 170 ans pour atteindre cette parité", a déclaré le collectif Les Glorieuses sur son site. En effet, d'après le Forum économique mondial, l'égalité salariale ne serait pas atteinte avant 2186.

Le collectif appelle à la grève, "si les femmes étaient payées autant que les hommes, elles pourraient s'arrêter de travailler" le 7 novembre à 16h34.

Sur Facebook, un évènement a même été crée avec le soutien du blog Paye Ta Shnek  afin d'appeler "les femmes, les hommes, les syndicats et les organisations féministe à rejoindre le mouvement du 7 novembre 16h34 et à multiplier les évènements et manifestations pour faire de l'inégalité salariale une problématique politique centrale", ont écrit les organisateurs sur l'évènement. Mardi près de 2.000 personnes avaient l'intention de participer à l'action.

Ce mouvement a été inspiré par les islandaises dans le but de dénoncer les inégalités salariales entre les deux sexes. Payées en moyenne 18% de moins que les hommes, elles ont décidé de quitter le travail lundi 24 octobre à 14h38 et se sont réunis devant le Parlement à Reykjavik.

Le gouvernement n'a pas réagi à cet appel. Mais la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol a retwitter l'appel des Glorieuses. 

 

Ce mouvement a été inspiré des islandaises dans le but de dénoncer les inégalités salariales entre les deux sexes.

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