La Poste: elle vit 14 ans de tentative de viols et de harcèlement sexuel par un supérieur hiérarchique

La Poste: elle vit 14 ans de tentative de viols et de harcèlement sexuel par un supérieur hiérarchique

Publié le :

Vendredi 09 Mars 2018 - 14:35

Mise à jour :

Vendredi 09 Mars 2018 - 14:46
Une jeune femme, employée à La Poste, dit avoir été victime de harcèlement sexuel et de tentatives de viols pendant 14 ans de la part de son supérieur hiérarchique. Elle accuse désormais l'entreprise d'avoir protégé son agresseur.
© LOIC VENANCE / AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Pendant 14 ans, elle aurait subi de la part de son supérieur hiérarchique du harcèlement sexuel et des tentatives de viols. Une employée de La Poste accuse l'entreprise d'avoir protégé son agresseur. L'affaire est portée ce vendredi 9 devant le Conseil des Prud'hommes de Paris.

"C’était des mains aux fesses, de dégrafage de soutien-gorge, on avait un grand tapis roulant pour mettre les colis hors norme, il m’allongeait là et me mettant la main aux fesses devant tout le monde, c’était hyper humiliant", a-t-elle témoigné à LCI. En 2015, elle parvient à briser la loi du silence et décide de porter plainte.

Toutefois, au regard de la loi, les faits sont prescrits. Sa hiérarchie décide d'ouvrir une enquête interne pour faire la lumière sur les agissements du supérieur hiérarchique de la jeune femme. "Tous les protagonistes et les témoins sont entendus. Et la conclusion des enquêteurs est claire: les faits sont avérés", précise la chaîne d'information qui explique qu'un document interne à la Poste souligne que "suite à l’analyse des éléments recueillis, il est préconisé de donner une suite disciplinaire à ce dossier , ce que nous allons initier".

La jeune femme croit avoir enfin obtenu gain de cause. Néanmoins son agresseur part finalement à la retraite et n'est pas puni. "Or, selon le décret qui s’applique à La Poste, la demande de départ anticipé doit être effectuée six mois avant. Dans ce cas-là, il n’a fallu que deux mois à l’homme pour partir..." note LCI. 

Soutenue par SUD-PTT, la victime reproche aujourd'hui la poste d'avoir échouer à assurer sa sécurité et d'avoir préféré protéger son collègue. Le syndicat demande d'ailleurs à la direction de la Poste de "mettre en œuvre des moyens de prévention et d’action à la mesure d’une entreprise comptant plus de 220.000 personnes avec une majorité de femmes. Ces demandes restent lettre morte". 

 

"Les faits sont avérés" selon une enquête interne de la direction.


Commentaires

-