Le policier agressé reconnaît avoir menti en accusant les gens du voyage

Faux témoignage

Le policier agressé reconnaît avoir menti en accusant les gens du voyage

Publié le :

Mercredi 22 Août 2018 - 07:12

Mise à jour :

Mercredi 22 Août 2018 - 07:14
Le chef de la police municipale de Villevaudé (Seine-et-Marne) a reconnu avoir menti en affirmant avoir été agressé dimanche dans son jardin par des membres de la communauté des gens du voyage. Les violences qu'il a subies seraient survenues dans un contexte privé lors d'une soirée.
© DENIS CHARLET / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de France-Soir

-A +A

Le policier avait accusé des membres de la communauté des gens du voyage, ouvrant la piste d'une expédition punitive. Mais le quadragénaire a reconnu avoir menti sur les circonstances de son agression.

Le chef de la police municipale de Villevaudé, en Seine-et-Marne, avait été hospitalisé dimanche 19. Souffrant de plusieurs fractures, il devait être opéré après ce qui apparaissait comme un passage à tabac en règle.

Voir: Passé à tabac chez lui, le policier accuse les gens du voyage

Il avait alors assuré que trois homme avaient, ce matin-là vers 11h, pénétré dans son jardin alors qu'il était en train d'arroser ses plantes et l'avaient battu jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Il avait également dit avoir identifié ses agresseurs comme des gens du voyage, alors que la police municipale de Villevaudé avait, la semaine précédente, procédé à l'évacuation de membres de cette communauté d'un terrain appartenant à la ville.

Mais ce témoignage qui pouvait laisser croire qu'il s'agissait là d'une expédition punitive n'a pas résisté longtemps aux investigations menées. Interrogé par les policiers de Chelles, l'homme a finalement reconnu que l'agression n'avait pas eu lieu dimanche matin dans son jardin, mais durant la nuit précédente.

Mais surtout, le parquet a fait savoir que ces violences auraient eu lieu dans un "contexte festif" et dans la "sphère privée" du policier. Celui-ci n'aurait donc pas été agressé en raison de sa profession. Les détails sur les circonstances de ces violences n'étaient pas connus ce mercredi 22, mais le fonctionnaire pourrait en tout cas être poursuivi pour fausse dénonciation.

Lire aussi:

Grenoble, un "Chicago français", selon un syndicat policier

Le policier municipal n'aurait pas été agressé en raison de son travail.

Commentaires

-