Nice: des travaux d'intérêt général pour avoir déposé une carcasse de sanglier devant la mosquée

Nice: des travaux d'intérêt général pour avoir déposé une carcasse de sanglier devant la mosquée

Publié le :

Jeudi 13 Octobre 2016 - 08:24

Mise à jour :

Jeudi 13 Octobre 2016 - 08:24
©Valéry Hache/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Deux hommes, ivres, avaient abattu un sanglier et déposé sa carcasse devant une mosquée de Nice. Le tribunal les a reconnu coupables de "provocation non publique à la discrimination en raison de la religion".

Leur geste les conduira chacun à devoir effectuer 80 heures de travaux d’intérêt général. Ainsi en a décidé le tribunal correctionnel de Nice dans l’affaire de la carcasse de sanglier déposé dans la nuit du 7 au 8 juin  devant la mosquée En-Nour par deux individus.

La présidente du tribunal a condamné les deux hommes pour "provocation non publique à la discrimination en raison de la religion" en lieu et place des faits de "violences en raison de l’appartenance religieuse" initialement retenus.

Les deux condamnés devront en outre verser 1.000 euros de dommages pour "préjuidce moral" à l’association culturelle Nice La Plaine qui gère la mosquée, et un euro symbolique à la Licra, SOS Racisme et la Ligue des droits de l’homme qui s’étaient portés parties civiles.

Le soir des faits, les deux hommes, passablement alcoolisés, avaient déposé le cadavre d’un sanglier -qu’ils avaient abattus plus tôt sur leur terrain- devant la mosquée En-Nour. Selon l’enquête et les conclusions du parquet, les hommes ne font partie d’aucun groupuscule extrêmiste, ayant seulement agi par "pure bêtise".

Cette condamnation intervient le lendemain d’un fait pratiquement similaire, puisqu’une tête de sanglier a été retrouvée le mardi 11, toujoures devant la même mosquée, au petit matin. "C'est la deuxième fois et j'espère la dernière", a déclaré l'imam Mahmoud Benzamia. La mosquée En-Nour connaît une période particulièrement agité car, outre ces deux agressions, le lieu de culte avait pu voir le jour en juillet dernier après une décision du Conseil d’Etat, la municipalité s’étant opposée à son ouverture par arrêté.

 

La mosquée En-Nour a été victime à plusieurs reprises de ce type d'agressions.

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