Une handicapée coincée chez elle depuis 50 jours à cause d’une panne d’ascenseur

Une handicapée coincée chez elle depuis 50 jours à cause d’une panne d’ascenseur

Publié le :

Mardi 26 Juillet 2016 - 14:08

Mise à jour :

Mardi 26 Juillet 2016 - 14:22
A Bobigny (Seine-Saint-Denis), une femme de 66 ans en fauteuil roulant est bloquée depuis le 6 juin chez elle, date à laquelle l’ascenseur de son immeuble est tombé en panne.
©Ansotte/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Martine Fontaine, retraitée de 66 ans vivant à Bobigny en Seine-Saint-Denis est en fauteuil roulant et se sent coupée du monde depuis presque deux mois à cause d’une panne d’ascenseur. "Le plus difficile, aujourd’hui, c’est de me dire que je ne peux plus aller librement comme j’en ai envie. Je ne peux plus répondre à des invitations, ou aller me promener. C’est comme si j’étais prisonnière de ma propore maison" confie t-elle au Figaro. "Heureusement, ma fille vit avec moi. Et puis, j’ai de la chance, beaucoup de personnes se sont mobilisées dans mon entourage. Elles viennent me voir régulièrement".

Un pièce défectueuse est à l’origine de la panne. Le directeur de l’Office public de l’habitat de Bobigny, bailleur social municipal exprime son désarroi et se dit "révolté" face à l’extrême lenteur du processus de livraison de Thyssen. En attente du résultat d’une expertise, il n’exclut pas de se retourner contre le prestataire, s’il s’avère qu’il y a eu défaut de fabrication. "D’après les dernières informations données par nos services, vendredi dernier nous étions exactement à deux semaines de la livraison. C’est scandaleux comme délai » s’emporte t-il. « Ils nous affirment que c’est parce que la pièce vient d’Espagne, et que nous sommes en vacances…"

Sa fille Vanessa, écoeurée de la situation et en colère contre l’office HLM censé assurer la gestion de l’immeuble, confie à BFM: "Ils nous font des promesses qu’ils tiennent pas, ils disent qu’ils vont faire le nécessaire mais on n’a encore rien. J’ai l’impression que nous ne sommes rien pour eux. On ne doit pas être oublié parce qu’on habite en banlieue".

Ce n’est pas la première fois que les résidents du 53 rue Miriam Makeba rencontrent des interruptions d’ascenseurs. La dernière en date était au printemps et avait duré un mois. A chaque fois, les habitants se sentent tributaires les uns des autres pour acheter de l’eau ou des médicaments, descendre les poubelles… Une locataire du septième étage souffre de problèmes cardiaques et explique se sentir abandonnée et négligée dans ce genre de situation. Cette femme de 63 ans dit avoir le sentiment de "parler à des sourds muets". 

 

Les résidents de cet immeuble se sentent négligés par les pouvoirs publics du fait qu'ils habitent en banlieue.


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