Une pétition pour s'opposer aux funérailles de Lakdim à Carcassonne et Trèbes

15.000 signatures

Une pétition pour s'opposer aux funérailles de Lakdim à Carcassonne et Trèbes

Publié le :

Vendredi 30 Mars 2018 - 11:17

Mise à jour :

Vendredi 30 Mars 2018 - 11:23
Une pétition en ligne demande l'interdiction des funérailles à Carcassonne et Trèbes du terroriste Radouane Lakdim. Elle a recueilli ce vendredi plus de 15.000 signatures.
© Handout / -/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une pétition circule sur Internet sous le titre "Interdire les funérailles du terroriste Redouane Lakdim sur Trèbes ou Carcassonne" afin de s'opposer à l'inhumation du djihadiste présumé sur les deux communes où il s'est livré à des attaques terroristes. Ce vendredi 30, soit une semaine après les faits, elle a déjà recueilli plus de 15.000 signatures.

"Je demande le soutien de la population Carcassonnaise pour se faire entendre et lui interdire des funérailles sur nos communes. Cette horreur doit nous faire ouvrir les yeux sur le climat très dangereux dû à l'islamisme radical en France", explique le créateur de cette pétition, un certain Renaud C., jeune habitant de Trèbes.

Voir également - Les enterrements des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly en question

Une opinion partagée par l’ancien député-maire socialiste de Carcassonne Jean-Claude Perez. "J’espère que les autorités persuaderont la famille de faire enterrer le corps ailleurs qu’à Carcassonne. Il ne faudrait pas que sa tombe devienne un lieu de pèlerinage", a-t-il fait savoir à La Dépêche du Midi. Et d'ajouter: "Il faut que les autorités persuadent la famille de faire enterrer le terroriste au Maroc" et il "faut prendre attache avec les autorités du Maroc pour qu'elles acceptent", a-t-il aussi expliqué.

"Les textes ne confèrent aucun pouvoir au maire d’une commune. Seule la famille a le choix du lieu d’inhumation pour l’un des siens lorsqu’il est binational, et le maire concerné est tenu de se conformer à ce choix. Les déclarations qui attisent la haine et le racisme sont scandaleuses et alimentent une polémique indigne", a fait savoir de son côté Gérard Larrat, actuel maire de Carcassonne.

En 2012, une polémique similaire était née après les attentats de Mohamed Merah qui avait fait 7 morts, dont 3 enfants. Le maire PS de Toulouse Pierre Cohen ne souhaitait pas que le djihadiste soit enterré dans sa ville mais il avait été rappelé à l'ordre par le gouvernement. En désespoir de cause, l'élu n'avait eu d'autre choix que d'accepter l'inhumation du terroriste dans le carré musulman d'un cimetière toulousain.

Une pétition circule sur Internet sous le titre "Interdire les funérailles du terroriste Redouane Lakdim sur Trèbes ou Carcassonne" afin de s'opposer à l'inhumation du djihadiste présumé sur les deux communes où il s'est livré à ces attaques terroristes.

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