Médicaments aromatisés: une nouvelle mode dangereuse, dénonce Michèle Delaunay

Médicaments aromatisés: une nouvelle mode dangereuse, dénonce Michèle Delaunay

Publié le :

Mercredi 17 Août 2016 - 11:54

Mise à jour :

Mercredi 17 Août 2016 - 12:42
©Jacques Demarthon/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'ancienne ministre, cancérologue de formation, Michèle Delaunay vient de publier un communiqué pour dénoncer la vogue des médicaments aromatisés. "Ce n'est pas un paquet de bonbons", s'insurge-t-elle, s'alarmant des risques de surconsommation.

Goût caramel, cappuccino ou fraise, pour les enfants comme les adultes, les médicaments aromatisés envahissent les étals des pharmacies ces derniers mois. Une mode qui inquiète certains professionnels, à l'instar de l'ancienne ministre, cancérologue de métier, Michèle Delaunay qui s'insurge: "le médicament doit être présenté comme tel, ce n'est pas un paquet de bonbons".

Qu'ils s'appellent Smecta, Efferalgan ou Fervex, ces médicaments sans ordonnance dont le nom est presque tombé dans le langage courant sont très utilisés pour soigner les petits bobos. Mais pas assez, visiblement, pour les laboratoires qui sont donc passés à l'offensive pour séduire toujours plus grâce à de nouvelles saveurs. Une initiative qui pourrait être vue comme salutaire, permettant par exemple d'aider à leur ingestion par les enfants, mais qui au contraire inquiète.

"S'il peut être pertinent de donner une saveur agréable pour les enfants en bas âge pour parvenir à les traiter, il n'est en revanche pas souhaitable que des médicaments pour grands enfants et adultes deviennent un produit de consommation marketing avec un choix de goûts et de saveurs innovants et à la carte", dénonce ainsi la députée de la Gironde dans un communiqué publié lundi 15.

Les industriels du médicament doivent ainsi "cesser de développer des produits qui ont pour objet de séduire des consommateurs en dehors du seul effet thérapeutique" car cela pourrait conduire à "une surconsommation dangereuse", selon la médecin. "A partir de deux grammes chez un enfant et de quatre grammes chez un adultes, on peut avoir une toxicité très importante. Si le poids est dépassé, il peut y avoir des décès", rappelle-t-elle également.

 

"Le médicament, ce n'est pas un paquet de bonbons", dénonce Michèle Delaunay.


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