Les Franciliens angoissés dans les transports en commun

Les Franciliens angoissés dans les transports en commun

Publié le :

Mardi 15 Octobre 2019 - 12:04

Mise à jour :

Mardi 15 Octobre 2019 - 12:09
©Meigneux/Sipa
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Auteur(s): France-Soir

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L’Institut Paris Région mène une large enquête auprès des usagers des transports en commun francilien pour sonder leur sentiment d’insécurité. 
 
40,9% des Franciliens déclarent se sentir en insécurité dans les transports en commun. Pour quelles raisons ? RER, métro ou bus, quels sont les lieux les plus anxiogènes ? Quelles situations sont particulièrement craintes ?
 
Pour répondre à ces questions, 525 000 usagers sont actuellement interrogés. Cette vaste enquête, baptisée « Mobilité quotidienne et sentiment d’insécurité », est menée par l’Institut Paris Région en partenariat avec Ile-de-France Mobilité et l’Observatoire National de la Délinquance dans les Transports en commun. Les abonnés Navigo et Imagine’R âgés de plus de 18 ans sont ainsi invités à s’exprimer sur internet. 
 
« Cet important dispositif permet aux utilisateurs réguliers des transports collectifs franciliens de s’exprimer sur l’usage, et plus particulièrement sur l’ambiance générale et la sécurité dans ces espaces. Ces témoignages sont indispensables pour pouvoir identifier les attentes et les besoins de la population », explique Fouad Awada, directeur général de l’Institut Paris Région dans un communiqué. 
 
 
Ecouter les usagers et apporter des solutions
 
La plus importante agence d’urbanisme de la région parisienne a lancé cette enquête au vu des résultats d’une autre étude, « Victimisation et sentiment d’insécurité en Ile-de-France ». Publiée en octobre, celle-ci a effectivement mis en exergue la peur des voyageurs de subir un vol ou une agression dans les transports. Une crainte vécue par 40,9 % des usagers, et un chiffre qui augmente chez les femmes, mais aussi dans certains départements comme la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise.
 
Au-delà du constat, l’enquête de l’Institut Paris-Région entend apporter des solutions. Un tronçon de ligne, un accès, une gare évalués trop anxiogènes pourront ainsi faire l’objet d’améliorations : déploiement de médiateurs ou d’agents de sécurité, renforcement de l’éclairage, installation de caméras de vidéoprotection, etc. La descente à la demande dans les bus de nuit, actuellement expérimentée sur onze lignes, pourrait être également être étendue. 
 
La réalité des agressions dans les transports franciliens
 
Les craintes des Franciliens s’appuient sur des éléments concrets. Il est ainsi établi que 29,2% des agressions commises en Ile-de-France ont lieu dans les transports en commun, chiffre qui grimpe à 37,8% pour les vols sans violence.
 
Quant aux usagers du réseau, ils sont presque 6% à déclarer avoir été victimes de délits dans les transports, particulièrement des vols (3,9%). On sait enfin que le RER restait, en 2017, le moyen de transport le plus anxiogène, devant le train, le bus et le tramway. 

Auteur(s): France-Soir

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Le RER reste le moyen de transport le plus anxiogène

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