Immobilier - Vous vendez un bien en 2018? Voici ce que vous allez payer

Note fiscale

Immobilier - Vous vendez un bien en 2018? Voici ce que vous allez payer

Publié le :

Mercredi 03 Janvier 2018 - 10:49

Mise à jour :

Mercredi 03 Janvier 2018 - 10:58
Si vous vendez un bien en 2018, la note côté prélèvements obligatoires augmentera du fait de la hausse de la CSG. Les autres règles permettant de calculer la note fiscale restent stables.
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Vous envisagez de vendre votre bien immobilier 2018? Si de nombreuses annonces fiscales ont marqué l'année 2017, l'immobilier a, en réalité, été relativement épargné par les changements (hormis le fait que le passage de l'ISF à l'IFI ne repose que sur la pierre).

Une évolution malgré tout, et pas dans un sens favorable au vendeur: la hausse de 1,7 point de la CSG s'applique aussi aux cessions immobilières et fait donc passer la taxation des plus-values à 36,2% contre 34,5% auparavant (soit 19% d'impôt et 17,2% de cotisations sociales). Pour rappel, vous n'aurez aucune déclaration particulière à faire, c'est le notaire qui encadre la vente qui versera les prélèvements et cotisations générés par la plus-value (hypothétique) et vous reversera le "net".

Hormis cette évolution, rien à signaler côté prélèvement… mais rien non plus côté exonérations. Les réductions du niveau d'imposition liées à la durée de détention du bien restent inchangées. Si vous cédez un bien après cinq ans de détention, vous pouvez réduire de 6% par an (jusqu'à 21 ans, 4% chaque année supplémentaire) de la part fiscale de la taxation. Côté prélèvement sociaux, l'abattement est de 1,65% jusqu'à la 21e année, 1,60% la 22e et 9% à partir de la 23e.

Voir aussi: Immobilier - Propriétaires, vous avez une nouvelle obligation si vous souhaitez louer

Conséquence arithmétique de ces abattements, vous serez totalement exonérés de tout prélèvement après 30 ans de détention. C'est même immédiatement le cas pour toute cession inférieure à 15.000 euros.

Pour rappel, depuis 2013, une taxe exceptionnelle existe aussi pour les plus-values imposables supérieures à 50.000 euros (entre 2% et 6% selon le montant). Le gouvernement ne semble pas vouloir mettre fin à cette fiscalité supplémentaire.

Le niveau des prélèvements en 2018 sera plus élevé qu'en 2017.

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